Crêpes party pauvre en FODMAPs pour la chandeleur

crêpe pauvre en FODMAPs

Ce week-end c’est la chandeleur. Mon fils adore les crêpes et les prépare lui-même comme vous pouvez le constater sur la photo. Il n’a pas le syndrome de l’intestin irritable, il peut donc manger des crêpes « normales » à base de farine de blé et de lait. J’en profite d’ailleurs pour rappeler que le régime pauvre en FODMAPs est déconseillé chez ceux qui n’en ont pas besoin car il appauvrit le microbiote (=flore) intestinal.

En revanche, pour ceux qui suivent le régime pauvre en FODMAPs, voici 3 recettes de crêpes gourmandes et faciles à faire :

Régalez-vous

Astuces pour consommer 5 fruits et légumes pauvres en FODMAPs moins contaminés à faible coût

fruits et légumes contaminés

Sachant que les trois quarts des fruits et près de la moitié des légumes non BIO consommés en France contiennent des résidus de pesticides – et dont les conséquences pourraient impacter le microbiote et la santé de l’appareil digestif, ça devrait motiver à n’acheter que BIO…cependant toutes les bourses ne peuvent pas se le permettre.

Voici donc 6 astuces pour limiter votre consommations en pesticides tout en consommant les fameux 5 fruits et légumes par jour recommandés par le PNNS, pauvres en FODMAPs, et sans casser votre tirelire :

  • 1ère astuce : acheter BIO de préférence les fruits et légumes les plus pollués. Retrouvez ci-dessus le top 10 des fruits et légumes pauvres en FODMAPs (consommés avec la peau) les plus contaminés qu’il vaut mieux manger BIO – selon le récent rapport de l’ONG Générations futures .
  • 2ème astuce : sachant que les résidus de pesticides se logent principalement dans la peau des aliments, vous autoriser à acheter les fruits et les légumes issus de l’agriculture conventionnelle (non BIO) dont on ne mange pas la peau : agrumes (sauf si vous utilisez les zestes car les agrumes sont aussi bien contaminés), bananes ou kiwis par exemple. Je vous déconseille, en revanche, de peler tous les fruits et légumes, car la peau est une merveilleuse source de fibres, bénéfiques pour la santé et pour réguler le transit.
  • 3ème astuce : achetez de préférence des fruits et des légumes BIO de saison cultivés en France, car ils coûtent moins cher et que les réglementations d’agriculture biologique dans certains pays – hors Europe – laissent à désirer.
  • 4ème astuce : ayez recours à des produits BIO surgelés ou en conserve (surtout hors saison) cultivés en France ou en Europe.
  • 5ème astuce : on ne le répétera jamais assez, les produits transformés, surtout BIO coûtant plus chers, C-U-I-S-I-N-E-Z M-A-I-S-O-N (de toute façon, si vous suivez le régime pauvre en FODMAPs, le choix est assez restreint au sein des aliments transformés qu’ils soient bios ou pas).
  • 6ème astuce : cultivez vos herbes (dans le top 10 des aliments les plus contaminés), voire certains fruits et légumes dans votre jardin si vous en avez un.

Semaine nationale du Syndrome de l’Intestin Irritable

Semaine Syndrome de l'Intestin Irritable 2019

Attention : Top départ

Afin de faire progresser la reconnaissance du SII, il est nécessaire de faire connaître le quotidien des souffrants, c’est pourquoi l’Association des Patients Souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable, APSSII (+ d’infos : cliquez) a décidé de faire une campagne en 2019 afin de sensibiliser un acteur essentiel de la prise en charge : le pharmacien, qui reçoit régulièrement voire quotidiennement des souffrants du SII dans son officine.

L’APSSII sollicite votre aide pour ce projet car nous savons qu’une action portée collectivement aura un impact beaucoup plus fort. Comme le dit Suzelle Façon, la Présidente de l’APSSII : « C’est seulement ensemble que nous pourrons faire changer le regard sur le SII ».

SEMAINE DU SII (du 21 au 27 JANVIER 2019) : 

Chaque adhérent est invité à remettre cette affichette à son pharmacien (cliquez) afin de le sensibiliser au Syndrome de l’Intestin Irritable et à ce que vivent les malades et un mini-questionnaire (cliquez) dont les retours permettront notamment d’améliorer la qualité de la relation avec cet acteur de la santé.

Belle semaine à tous les colopathes 🙂

Mon histoire avec le syndrome de l’intestin irritable et le régime FODMAPs

Julie Delorme Diététicienne-Nutritionniste colopathe, experte en Syndrome de l'intestin irritable et régime FODMAPs

J’avais 18 ans quand le diagnostic de la « colopathie fonctionnelle », aujourd’hui appelée syndrome de l’intestin irritable, a été posé, mais j’ai commencé à souffrir de problèmes gastro-intestinaux dès l’âge de 16 ans.

Au fil des années, mes symptômes sont devenus quotidiens et m’ont beaucoup perturbée dans ma vie d’adolescente et de jeune adulte. Pour couronner le tout, je me sentais incomprise par mon entourage et mes médecins qui minimisaient cette maladie et accusaient « ma tête » d’en être la responsable. J’étais désespérée. Refusant d’appliquer le fameux précepte du « il faut vivre avec », j’ai passé des milliers d’heures plongée dans les livres et sur Internet et j’ai consulté de nombreux professionnels à la recherche de solutions pour soigner ce mal qui me gâchait la vie. J’ai pris des antispasmodiques, des antidiarrhéiques, des laxatifs, des antidépresseurs, des traitements homéopathiques. J’ai fait une psychothérapie, de l’acupuncture, de l’ostéopathie. J’ai vu un magnétiseur. Puis je me suis tournée vers les compléments alimentaires, les probiotiques et les remèdes phytothérapeutiques et homéopathiques. Rien ne me soulageait vraiment.

Entre la survenue de symptômes et la peur d’en avoir, je luttais tous les jours pour tenter d’avoir une vie normale. Tout était compliqué : sortir entre amis, voyager, faire des rencontres amoureuses, suivre des études et travailler.

J’ai continué mes investigations et je me suis tournée vers l’alimentation. J’ai donc pris soin de bien équilibrer mes repas, j’ai évité les crudités, les choux, les légumineuses, le café. Toujours rien de probant. Alors j’ai entrepris plusieurs régimes : d’abord sans résidus, puis sans gluten et sans produits laitiers, enfin, j’ai évité de manger plus de quarante aliments qui étaient ressortis sur mon bilan d’intolérances au IgG. Rien non plus. Or, en 2009, à l’âge de 31 ans, je suis tombée sur une étude clinique publiée dans une grande revue scientifique médicale d’une équipe de chercheurs australiens, dirigée par le Docteur Sue Shepherd, prouvant l’efficacité d’un certain régime pauvre en FODMAPs.

Je l’ai suivi et au bout de quelques semaines : mes symptômes ont, en dehors d’événements stressants, pratiquement disparu.

Cela a révolutionné ma vie.

J’ai pu enfin sortir, faire des activités ou voyager normalement et j’ai changé de métier. Alors que j’étais chef de produits marketing dans un laboratoire parapharmaceutique, j’ai tout plaqué pour devenir diététicienne-nutritionniste et je me suis consacrée exclusivement aux maladies et troubles digestifs.

J’ai donc repris mes études et je suis partie me former au régime FODMAPs plusieurs mois aux côtés du Docteur Sue Shepherd à Melbourne, en Australie. À mon retour, j’ai ouvert le premier cabinet de diététique et nutrition français spécialisé en troubles digestifs et intolérances alimentaires, notamment en FODMAPS.

Aujourd’hui, je suis toujours autant passionnée par mon métier. La plus grande récompense est de pouvoir aider mes patients à retrouver, eux aussi, un bien-être digestif et une meilleure qualité de vie.

Le régime pauvre en FODMAPS a prouvé maintenant son efficacité pour soulager les ballonnements, les excès de flatulences, les douleurs abdominales, la diarrhée, la constipation et même la fatigue liés au syndrome de l’intestin irritable, seul ou associé à des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, à l’endométriose et aux coliques du nourrisson des bébés allaités. Je le constate tous les jours avec mes patients.

Si vous êtes concerné(e) par une de ces problématiques, le régime pauvre en FODMAPs peut être aussi votre solution. Or, l’unique moyen de savoir s’il est efficace sur vous est de faire l’expérience sur vous.

Vous faire accompagner par un diététicien-nutritionniste spécialisé vous permettra de vous donner les bonnes informations (beaucoup de fausses informations circulent sur le régime FODMAPs surtout sur internet), d’adapter ce régime à vos habitudes alimentaires, d’éviter les pièges, connaître les astuces, de vous aider à réélargir ce régime tout en précisant quels aliments vous ne tolérez pas au sein des grandes familles de FODMAPs et de vous donner des conseils complémentaires si nécessaire.

Plus d’informations sur www.delormenutrition.com

Exlusivité : Formation professionnelle Syndrome de l’Intestin Irritable & FODMAPs

Tous les professionnels en nutrition et/ou digestif devraient connaitre le régime FODMAPs.

Pourquoi ?

10% de la population ont le syndrome de l’intestin irritable, maladie qui se manifeste par des douleurs abdominales, ballonnements, excès de gaz, diarrhée et/ou constipation.

Ces symptômes digestifs chroniques et tabous ont de fortes répercussions sur la qualité de vie. Or il n’existe pas de pilule miracle pour en guérir et peu de traitements symptomatiques sont efficaces.

La méthode FODMAPs est, quant à elle, prouvée cliniquement pour réduire les symptômes chez 75% des personnes (Shepherd et al. 2014). J’ai également pu le constater sur moi et tous les jours sur mes patients.

Le problème est que ce régime est complexe et beaucoup de fausses informations circulent. Les patients ont donc besoin d’être conseillés par des professionnels – comme vous et moi – pour personnaliser ce régime, faciliter son application, optimiser son observance et limiter l’apparition d’effets secondaires.

J’ai eu la chance d’avoir été l’unique française formée par Dr Sue Shepherd, la chercheuse australienne ayant mis en place ce régime. A mon tour de transmettre ce savoir.

Suite à de nombreuses demandes, je suis très heureuse de vous annoncer que j’organise une formation exclusive Syndrome de l’Intestin Irritable & FODMAPs le vendredi 15 mars à Lyon.

Formation professionnelle SII FODMAP

Vous pourrez apprendre, lors de cette formation, les bases théoriques et pratiques sur le syndrome de l’intestin irritable & la méthode FODMAPs pour l’intégrer dans votre champ de compétences et aidez les patients à retrouver un bien-être digestif optimal.

Retrouvez tout le programme et informations ICI.

P’tit déj gourmand pauvre en FODMAPs

Le petit-déjeuner est le repas préféré de beaucoup de français.

Le petit déjeuner est-il indispensable ?

On entend souvent dire qu’il ne faut surtout pas le sauter or ce n’est pas forcément le cas. Cela dépend de votre faim. Si vous n’avez pas faim, n’allez pas surcharger votre corps – dont votre système digestif – alors qu’il n’en a pas besoin. Mais si vous avez faim, alors oui, prenez le temps d’en prendre un.

Si vous suivez le régime FODMAP:

Remplacez les tartines de pain de mie classiques de blé au miel ou à la confiture d’abricot par un petit déjeuner pauvre en FODMAPs.

Si vous êtes en panne d’idées, voici des exemples de p’tit déj gourmands pauvres en FODMAPs :

  • du pain-perdu accompagné d’une salade de fruits vitaminée

Pain perdu pauvre en FODMAPs

Pain perdu pauvre en FODMAPs ©Delormenutrition

Recette du pain perdu pauvre en FODMAPs par personne : 

Mélangez dans une assiette creuse 1 oeuf avec 1 càs de sucre et 1/2 verre à moutarde de lait sans lactose.

Trempez (entre 60 et 80g en fonction de votre faim) du pain de blé au levain ou de pain à base de farines de riz, maïs, quinoa, millet ou sarrasin dans le mélange. Puis faites dorer recto-verso les tranches dans une poêle beurrée.

Saupoudrez d’une pincée de cannelle avant de servir, et les plus gourmands, pourront rajouter un filet de sirop d’érable.

Accompagnez d’un ramequin de salade de fruits banane-orange-kiwi.

Retrouvez d’autres conseils dans l’article suivant :

Petit déjeuner pour intestins sensibles

Nouveau livre : Mon alimentation facile pauvre en FODMAPs & 53 recettes

Le régime FODMAPs a prouvé son efficacité pour soulager les ballonnements, les douleurs abdominales, la diarrhée, la constipation et la fatigue liés au syndrome de l’intestin irritable, seul ou associé à la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, l’endométriose et les coliques du nourrisson des bébés allaités. J’ai également constaté les bienfaits de ce régime sur mes patients et sur moi.

Les FODMAPs sont présents dans les aliments de consommation courante (certains fruits, légumes, féculents, produits laitiers …). De ce fait, beaucoup de personnes qui suivent ou veulent suivre ce régime, pensent qu’il est complexe et très monotone.

En connaissant les bonnes astuces, il est facile à appliquer et on peut se régaler tout en mangeant pauvre en FODMAPs.

Pour vous aider dans votre quotidien, je suis heureuse de vous annoncer la sortie de mon dernier livre, Mon alimentation SANTE facile pauvre en FODMAPs & recettes – éditions Jouvence.

Mon alimentation facile pauvre en FODMAPs par Julie Delorme

Vous y trouverez :

  • des conseils santé fondés sur les études scientifiques
  • des astuces pour adopter le régime FODMAPs au quotidien
  • 53 recettes sucrées et salées adaptées à ce régime pour le bonheur de vos papilles

Exemples de recettes sucrées : Tarte aux fraises à la rhubarbe, île flottante aux amandes effilées, crème brûlée aux 2 citrons, fondant au chocolat, madeleines, granola…

Exemples de recette salés : Paella, rösti burger, hachis parmentier gourmand, pot au feu de la mer, lasagnes aux légumes d’été, galettes de sarrasin à la ratatouille, couscous de légumes, magret de canard laqué…

Plus d’informations sur www.fodmap.fr 

Les médicaments prescrits pour le syndrome de l’intestin irritable

Bien qu’il n’existe aucune pilule miracle pour guérir du syndrome de l’intestin irritable, des médicaments permettent de réduire les symptômes digestifs (ballonnements, douleurs, troubles du transit) de cette maladie chronique et invalidante.

Cet article récapitule les médicaments prescrits pour le syndrome de l’intestin irritable en France à l’heure actuelle.

médicaments syndrome intestin irritable

Avant de vous les présenter, sachez que :

  • L’effet placebo d’un médicament ou d’un complément alimentaire est évalué entre 40 et 50%.
  • Un médicament ou un complément alimentaire est qualifié d’efficace si ses effets sont supérieurs à celui de l’effet placebo.
  • Même si un médicament est cliniquement efficace, il ne l’est pas dans 100% des cas. De ce fait, il est impossible de savoir à l’avance s’il sera efficace chez un malade ou non.
  • La posologie et la durée de traitement doivent être respectées pour permettre une réduction optimale des symptômes tout en limitant le risque d’avoir des effets secondaires.
  • J’ai écrit cet article en toute indépendance, dans le but unique de vous informer et non d’inciter à prendre ou à arrêter des traitements.
  • La prise ou l’arrêt d’un médicament, la posologie et la durée du traitement doivent être prescrits par votre médecin et/ou conseillé par votre pharmacien.
  • D’autres médicaments efficaces existent mais ne sont pas vendus en France (ex: Linaclotide, Eluxadoline, Rifaximine, Alosétron, Tagasérod). Pour certains d’entre eux, la raison évoquée est le risque d’effets secondaires graves.

Les anti-spasmodiques :

Ils sont, comme leur nom l’indique, des médicaments destinés à traiter les spasmes digestifs en agissant sur le muscle lisse intestinal.

Ils sont prescrits en cure ou à la demande.

Exemples : le phloroglucinol (Spasfon Lyoc®), l’association citrate d’alvérine + siméthicone (Météospamyl®) ou la mébévérine  (Duspatalin®).

Les médicaments agissant sur les troubles du transit :

  • Les laxatifs :

Ils sont préconisés chez ceux souffrant de constipation seule ou en alternance avec de la diarrhée.

1. Laxatifs de lest  :

Ils améliorent la consistance des selles et augmentent leur volume.

Ils ne sont pas toxiques mais peuvent entraîner chez certaines personnes des ballonnements.

Exemples : Normacol®, Polykaraya®, psyllium, Spagulax®, Transilane®

2. Laxatifs osmotiques :

Ils ramollissent les selles par un appel d’eau dans l’intestin.

Ils sont dénués de toxicité mais peuvent entraîner des diarrhées et des douleurs.

Exemples : Forlax®, Macrogol®, Movicol®, lactulose, sorbitol

  • Les ralentisseurs de transit :

Ils peuvent être prescrits chez ceux souffrant de diarrhée.

Ils réduisent la fréquence des selles et améliorent leur consistance mais peuvent augmenter la douleur chez certains.

Exemple : Lopéramide (Imodium ®)

L’échec du lopéramide, est peut être le signe d’une malabsorption iléale des acides biliaires. Dans ce cas, la colestyramine (Questran ®) peut être prescrite par le médecin.

Les médicaments agissant sur la sensibilité viscérale :

  • Les anti-dépresseurs : 

Les antidépresseurs sont une alternative thérapeutique qui se justifie pour agir sur d’éventuelles perturbations thymiques mais surtout sur l’hypersensibilité nerveuse viscérale. Pour cette raison, les doses prescrites sont inférieures à celles destinées pour traiter la dépression.

Ex : Amitriptyline (Laroxyl®), fluoxétine (Prozac®), citalopram (Séroplex®), paroxétine (Deroxat®)

  • Les anti-histaminiques  :

Des anti-histaminiques peuvent être prescrits pour réduire les sensations de douleurs induites par l’histamine.

Ex: Ebastine

Les Probiotiques :

Selon l’OMS, les probiotiques sont des « micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels ».

Leur efficacité varie en fonction du type de la bactérie, de la souche, des quantités, du mode d’administration et de la personne. Parmi la multitude de probiotiques commercialisées en France, un petit nombre ont été étudié et peu ont démontré une efficacité supérieure au placebo.

Ex: Alforex® (Bifidobacterium infantis 35624), Smebiocta®  (Lactobacillus plantarum 299v), VSL#3® ( Streptococcus thermophilus, Bifidobacteria breveBifidobacteria longum, Bifidobacteria infantis, lactobacillus acidophilus, Lactobacillus plantarum, lactobacillus paracaseilactobacillus delbrueckii bugaricus), Kijiméa® (Bifidobacterium bifidum MIMBb7), Lactibiane référence® (Bifidobacterium longum LA101, Lactobacillus helveticus LA102, Lactococcus lactis LA103, Streptococcus thermophilus LA104), Probiolog florvis (Lactobacillus plantarum CECT7484, Lactobacillus plantarum CECT7485, Pediococcus acidilactici CECT7483)

Des méthodes alternatives (dont le régime pauvre en FODMAPs) sont prouvées pour réduire efficacement les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Pour cette raison, ils font maintenant partie intégrante des stratégies thérapeutiques des médecins généralistes et gastro-entérologues en France. Nous en parlerons dans un prochain article.

A suivre…

L’essentiel à savoir sur le syndrome de l’intestin irritable

Le diagnostic du syndrome de l’intestin irritable peut être « regrettablement encore » annoncé par certains médecins sans précisions supplémentaires ou être accompagné de la remarque désagréable « il faut vivre avec ».

Voici les réponses aux questions que vous vous posez peut-être – sur la base des recommandations de la fondation internationale des médecins experts en troubles fonctionnels intestinaux, ROME.

Est-ce une maladie fréquente?

Oui. Le SII est une des pathologies gastro-intestinales les plus fréquentes qui concerne 5 à 15% de la population.

Quels symptômes peut-on avoir?

Le SII se manifeste par des douleurs ou inconforts abdominales (dont des ballonnements, gonflements ou excès de flatulences) associés à une altération du transit (diarrhée, constipation ou les deux). La nature et l’intensité des symptômes sont propres à chacun et peuvent varier au cours du temps.

C’est une maladie chronique mais les symptômes peuvent aller et venir par périodes espacées de quelques jours à quelques années.

Y a-til un examen médical de dépistage de cette maladie ?

Non. Il n’y a pour l’instant pas d’examen pour diagnostiquer directement cette maladie.

Est-ce une vraie maladie?

Oui.  Ce n’est pas parce que les examens que vous avez pratiqué sont négatifs qu’il n’y a pas de vraie maladie. Ainsi, dans le SII, les intestins paraissent normaux dans les examens médicaux classiques mais leurs fonctions sont altérées et caractérisées par une augmentation de la sensibilité des intestins, une altération de la régulation nerveuse intestins-cerveau et un dérèglement de la motilité (capacité aux intestins de se contracter et de se relâcher). Cela a pour conséquences principales d’engendrer des réponses anormales des intestins notamment au stress et à la digestion des aliments.

Et pourtant on m’a dit que tout vient de ma tête…

Les scientifiques sont catégoriques à ce sujet : Le SII est une vraie pathologie qui ne vient pas de votre tête. Le stress peut aggraver les symptômes du SII mais n’est pas la cause de cette maladie.

Est-ce la cause d’un aliment en particulier?

Le SII n’est pas causé par un aliment mais la consommation de certains aliments peut déclencher ou aggraver vos symptômes.

Quelles sont les conséquences à craindre?

La bonne nouvelle est que le SII ne dégénère pas en cancer, ni en maladies inflammatoires des intestins. Il ne réduit pas non plus l’espérance de vie et, même si certains aliments sont difficiles à digérer, il n’est pas responsable de mauvaises absorptions des nutriments.

En revanche, le SII peut affecter votre qualité de vie.

Peut-on en guérir?

Il n’existe pas de pilule miracle pour en guérir pour l’instant mais la recherche avance et des moyens existent pour réduire efficacement les symptômes. Il faut tout de même prendre conscience que dans la plupart des cas, les symptômes ne seront pas supprimés totalement et que cela peut prendre du temps pour que le niveau de vos symptômes soit suffisamment bas et que vous puissiez avoir une vie la plus « normale » possible.

…mais alors, comment faire pour aller mieux? 

Pour trouver les solutions qui vous conviennent l’idéal est de travailler main dans la main avec votre médecin, votre diététicien-nutritionniste et/ou d’autres professionnels spécialisés en digestif.