Donnez des vacances à vos intestins

Vous en avez marre de souffrir quotidiennement de ballonnements, de flatulences, de diarrhée et/ou de constipation?

Et si vous profitiez de vos vacances pour donner du répit à vos intestins !

Voici 6 astuces pour retrouver un bien-être digestif optimal cet été :

conseils colopathie vacances

ASTUCE N°1 : Mangez une alimentation plus digeste 

La majorité des colopathes sont sensibles à ce qu’ils mangent et boivent.

Concernant les boissons, l’alcool est un facteur irritant ou aggravant, allez-y donc mollo sur les apéritifs!

Concernant les aliments, le régime FODMAPs est efficace chez 3 colopathes sur 4 pour réduire les ballonnements, les flatulences, les douleurs et les problèmes de transit.

Vos vacances peuvent être une excellente opportunité pour tester l’efficacité de ce régime sur vous :

==> Pour obtenir la liste complète des aliments pauvres et riches en FODMAPs : cliquez ICI

==> Pour vous aider à cuisiner maison de bons petits plats faciles et gourmands : découvrez mon dernier livre téléchargeable contenant 2 semaines de menus et plus de 71 recettes pauvres en FODMAPs printemps-été en cliquant ICI

==> Pour conseiller ceux qui mangent à l’hôtel ou au restaurant : découvrez l’ebook spécial « Manger pauvre en FODMAP à l’extérieur (restaurants – voyages – invitations) » en cliquant ICI

ASTUCE N°2 : Limitez vos sources de stress

Le stress peut, en déréglant le microbiote (ou flore intestinale), déclencher ou aggraver les symptômes digestifs.

Privilégiez donc des vacances à la « cool » en y incluant – pourquoi pas – des séances de méditation :

==> Application Méditations avec Christophe André  : cliquez ICI

==> Application Petit Bambou : cliquez ICI

ASTUCE N°3 : Dormez davantage

Comme vous le savez, le sommeil est réparateur. C’est le cas pour tout votre corps et notamment pour votre système digestif qui se met au repos lors des phases de sommeil profond (c’est d’ailleurs pour cette raison que la plupart des colopathes n’ont pas de symptômes quand ils dorment).

Profitez donc des vacances pour dormir plus longtemps la nuit et/ou faire la sieste.

ASTUCE N°4 : Pratiquez une activité physique modérée 

Inclure environ 30 min quotidiennement de natation, marche, golf, yoga….vous aidera à réduire le stress et fera du bien à votre système digestif.

ASTUCE N°5 : Diminuez ou arrêtez de fumer

Le tabac peut, en modifiant le microbiote (ou flore intestinale), irriter et inflammer vos intestins, et donc peut directement impacter vos symptômes digestifs. Fumer entraîne d’ailleurs souvent des diarrhées et/ou des douleurs gastro-intestinales.

Changer de contexte, peut être une excellente opportunité pour réduire ou arrêter de fumer.

ASTUCE N°6 : Prenez vos précautions contre la turista 

Un quart des personnes développent ou aggravent le syndrome de l’intestin irritable suite à une infection gastro-intestinale comme la turista.

Si vous partez dans un pays d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie du Sud-Est, prenez un maximum de précautions :

  • buvez uniquement de l’eau en bouteille décapsulée sous vos yeux,
  • consommez des plats chauds,
  • évitez tout ce qui est cru,
  • lavez-vous les dents à l’eau du robinet préalablement purifiée par des comprimés vendus en pharmacie (ex: Hydrochlonazone…).

 

Je vous retrouve le 16 août.

Belles vacances à toutes et à tous Emoticone et smiley vacance gronze

Donnez des vacances à vos intestins

Vous en avez marre de souffrir quotidiennement de ballonnements, de flatulences, de diarrhée et/ou de constipation?

Et si vous profitiez de vos vacances pour donner du répit à vos intestins !

Voici 6 astuces pour retrouver un bien-être digestif optimal cet été :

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ASTUCE N°1 : Mangez une alimentation plus digeste 

La majorité des colopathes sont sensibles à ce qu’ils mangent et boivent.

Concernant les boissons, l’alcool est un facteur irritant ou aggravant, allez-y donc mollo sur les apéritifs!

Concernant les aliments, le régime FODMAPs est efficace chez 3 colopathes sur 4 pour réduire les ballonnements, les flatulences, les douleurs et les problèmes de transit.

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ASTUCE N°2 : Limitez vos sources de stress

Le stress peut, en déréglant le microbiote (ou flore intestinale), déclencher ou aggraver les symptômes digestifs.

Privilégiez donc des vacances à la « cool » en y incluant – pourquoi pas – des séances de méditation :

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ASTUCE N°3 : Dormez davantage

Comme vous le savez, le sommeil est réparateur. C’est le cas pour tout votre corps et notamment pour votre système digestif qui se met au repos lors des phases de sommeil profond (c’est d’ailleurs pour cette raison que la plupart des colopathes n’ont pas de symptômes quand ils dorment).

Profitez donc des vacances pour dormir plus longtemps la nuit et/ou faire la sieste.

ASTUCE N°4 : Pratiquez une activité physique modérée 

Inclure environ 30 min quotidiennement de natation, marche, golf, yoga….vous aidera à réduire le stress et fera du bien à votre système digestif.

ASTUCE N°5 : Diminuez ou arrêtez de fumer

Le tabac peut, en modifiant le microbiote (ou flore intestinale), irriter et inflammer vos intestins, et donc peut directement impacter vos symptômes digestifs. Fumer entraîne d’ailleurs souvent des diarrhées et/ou des douleurs gastro-intestinales.

Changer de contexte, peut être une excellente opportunité pour réduire ou arrêter de fumer.

ASTUCE N°6 : Prenez vos précautions contre la turista 

Un quart des personnes développent ou aggravent le syndrome de l’intestin irritable suite à une infection gastro-intestinale comme la turista.

Si vous partez dans un pays d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie du Sud-Est, prenez un maximum de précautions :

  • buvez uniquement de l’eau en bouteille décapsulée sous vos yeux,
  • consommez des plats chauds,
  • évitez tout ce qui est cru,
  • lavez-vous les dents à l’eau du robinet préalablement purifiée par des comprimés vendus en pharmacie (ex: Hydrochlonazone…).

 

Je vous retrouve le 16 août.

Belles vacances à toutes et à tous Emoticone et smiley vacance gronze

Explosion de la prescription du régime FODMAPs par les médecins

Il y a 9 ans, lorsque j’ai découvert les études cliniques de l’équipe australienne ayant mis en place le régime FODMAPs, aucun médecin en France le connaissait. Après avoir confirmé l’efficacité presque miraculeuse de ce régime sur moi, j’ai entrepris de me reconvertir en diététicienne-nutritionniste et de me spécialiser directement en Australie au régime FODMAPs. A mon retour, j’ai été la première française à le conseiller et j’ai constaté cette même efficacité sur mes patients. A l’époque, quand j’en parlais aux médecins, la grande majorité me rétorquaient que c’était une nouvelle mode de régime SANS qui allait vite passer aux oubliettes.

Aujourd’hui, le résultat du sondage lancé sur ma page facebook (un grand merci à celles et ceux qui ont répondu)  montre que 38% des colopathes ont entendu parler du régime FODMAPs par leurs médecins généralistes et gastro-entérologues.

Nous sommes encore à la traîne derrière les pays anglo-saxons et nous avons encore du chemin à parcourir mais quel progrès!

Découvrez, dans cet article pourquoi cet engouement sur le régime FODMAPs par les médecins et quels sont les points essentiels à savoir pour maximiser les chances de réduction de vos symptômes tout en limitant les risques pour votre santé.

Pourquoi les médecins prescrivent de plus en plus le régime FODMAPs ?

prescription régime fodmap

Le syndrome de l’intestin irritable ou colopathie fonctionnelle touche 5 à 15% de la population, ce qui représente l’objet de 10% des consultations des médecins généralistes et 1 consultation sur 2 chez les gastro-entérologues.

A l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament pour en guérir. L’objectif des médecins est donc de poser le diagnostic et de proposer les solutions à leurs patients pour réduire leurs symptômes.

Si les médecins conseillent de plus en plus le régime FODMAPs, c’est tout simplement parce que c’est la méthode la plus efficace existant à l’heure actuelle pour réduire les ballonnements, douleurs abdominales, excès de flatulences, et dérèglements du transit (diarrhée et/ou constipation) liés au syndrome de l’intestin irritable. Ainsi, plus d’une dizaine d’études cliniques internationales randomisées prouve son efficacité chez 50 à  80% des colopathes.

Mais, soyons clairs, suivre le régime FODMAPs est bien plus complexe que de prendre une gélule à chaque repas. Or votre médecin n’a pas la formation, ni le temps pour tout vous expliquer.

Pour que le régime FODMAPs fonctionne sur vous sans engendrer de risques pour votre santé, il est indispensable :

  • D’avoir les listes d’aliments fiables :

Une multitude de sites internet et de livres proposent les listes d’aliments autorisés et problématiques, mais celles-ci sont souvent obsolètes et contradictoires. Pour savoir pourquoi, je vous invite à lire l’article suivant.

Or, il est évident, que si vous continuez à manger des aliments riches en FODMAP dans votre alimentation, vous ne pourrez pas espérer réduire vos symptômes.

  • De suivre ce régime suffisamment de temps :

Ce régime pouvant paraître compliqué à mettre en place au quotidien, certaines personnes vont vite baisser les baisser les bras et n’auront pas le temps de voir les effets.

La réduction des FODMAPs dans l’alimentation permet de diminuer la fermentation bactérienne, réguler les mouvements d’eau dans les intestins, de réduire les marqueurs d’inflammation impliqués dans la douleur et de modifier le microbiote (ou la flore intestinale). De ce fait, certaines personnes vont ressentir des effets rapidement, au bout de quelques jours mais d’autres devront attendre plusieurs semaines. Les études cliniques et mon expérience montrent qu’une durée de 4 semaines est idéale pour vérifier son efficacité chez chacun.

Demandez conseils à un diététicien-nutritionniste spécialisé permet d’adapter ce régime à vos habitudes et goûts alimentaires et donc de faciliter son application en vous donnant toutes les astuces pour faire vos courses, cuisiner ou sortir.

  • De varier et équilibrer vos repas :

Mal suivi, ce régime peut engendrer des carences en nutriments. C’est souvent le cas, si les personnes sont trop restrictives et qu’elles éliminent trop d’aliments.

Or, même dans la phase la plus stricte de ce régime aucun groupe entier d’aliments n’est éliminé. Vous pouvez continuer à manger des fruits et légumes, des féculents, des produits laitiers, des matières grasses et des produits protéinés animaux ou végétaux. La seule condition sera de sélectionner et privilégier les aliments sont pauvres en FODMAPs au sein de chaque catégorie.

Si vous ne savez pas quoi manger, comment cuisiner, que votre alimentation vous semble trop monotone, un diététicien-nutritionniste peut vous conseiller pour suivre un régime FODMAPs varié et équilibré.

  • De réélargir votre alimentation rapidement :

Trop longtemps suivi, ce régime a des répercussions sur le microbiote en diminuant notamment certains groupes de bactéries bénéfiques pour la santé, les bifidobactéries.

Or le régime FODMAPs n’est qu’en fait, la première phase d’une méthode progressive d’identification des aliments aggravants de symptômes de chaque personne.

Après 4 à 8 semaines, il est donc indispensables de procéder à des tests alimentaires afin d’identifier les aliments vraiment problématiques puis de réélargir l’alimentation en réintroduisant tous les aliments tolérés pour l’équilibre du microbiote et le plaisir des papilles. Ces phases de tests et d’élargissement peuvent se faire seul(e) ou accompagné(e) par un diététicien-nutritionniste spécialisé.

  • D’éviter de cumuler les évictions et de conserver (ou retrouver) une relation de plaisir avec l’alimentation :

Dans cette mode des régimes « sans » et dans la recherche – parfois longue – d’un bien être digestif, certaines personnes vont cumuler les évictions au fur et à mesure du temps, perdre du plaisir à manger et développer une relation calculée et raisonnée face à l’alimentation voire dans certains cas vont développer une véritable phobie alimentaire.

Un diététicien-nutritionniste – couplé si nécessaire à un psychologue – peut aider les personnes cumulant les évictions et ayant développé des craintes ou phobies alimentaires, à identifier les aliments aggravants tout en réintroduisant les aliments tolérés et  à retrouver du plaisir de manger.

Si vous ne trouvez pas de diététicien-nutritionniste formé au régime FODMAPs près de chez vous, je propose des consultations par téléphone ou skype. Vous trouverez plus d’informations en cliquant sur le lien suivant  ICI.

 

Ventre qui gargouille : pourquoi et comment y remédier?

Je suis heureuse de vous retrouver après cette pause nécessaire que j’ai prise pour accompagner mon père dans ses derniers moments de vie.

Sans transition, aujourd’hui j’aborde les gargouillis, appelés aussi borborygmes. Ils peuvent générer une gêne surtout s’ils sont bruyants et récurrents.

Stop aux gargouillis

Je me souviens que ces gargouillis me mettaient mal à l’aise à l’école quand j’étais adolescente.  Je pensais que c’était parce que mon estomac avait faim (d’ailleurs, on dit souvent que le ventre gargouille par faim) alors je faisais des collations régulièrement pour les éviter ou les stopper = grossière erreur. Je vous explique pourquoi.

Les gargouillis entre les repas que je ressentais étaient du au MMC, qui signifie en anglais Migrating Motor Complex. C’est notre système intestinal auto-nettoyant. Une sorte de vague qui arrive environ 2h après une prise alimentaire et qui revient toutes les 90-120 minutes. Cela dure moins de 10 minutes mais ces vagues sont suffisamment fortes pour repousser les résidus d’aliments et de sécrétions digestives et les excès de bactéries de l’intestin grêle vers le colon. Le MMC permet donc de mettre au repos les intestins. Il s’arrête dès qu’on mange ou boit quelque chose – hors l’eau – y compris quand on mange un bonbon sans sucre ou quand on boit un café avec un nuage de lait.

Ces vagues sont bruyantes (grrrr…) en présence d’air dans les intestins.

Les rôles du MMC n’est pas encore totalement compris par les scientifiques mais si les vagues sont affaiblies ou moins fréquentes, il y a un risque de prolifération bactérienne. Ainsi 80% des SIBO sont dus à une déficience du MMC. C’est également fréquent chez ceux qui ont le syndrome de l’intestin irritable.

En bref:

  • Laissez le temps à vos intestins de s’auto-nettoyer entre les repas en espaçant vos prises alimentaires d’au moins 3H
  • Si votre ventre gargouille entre les repas, ne vous précipitez pas à manger quelque chose même si c’est gênant pour laisser le temps à votre MMC de faire correctement son travail. De toute façon, vous savez maintenant qu’ils ne dureront pas plus de 10 min.
  • Pour limiter les bruits des gargouillis, vous pouvez limiter tout ce qui va mécaniquement apporter de l’air dans les intestins en réduisant votre consommation en boissons gazeuses, chewing gum, cigarettes ou en mangeant calmement et limiter les aliments qui fermentent et notamment ceux qui sont riches en FODMAP. Retrouvez les listes sur www.fodmap.fr ou si besoin demandez conseils à votre diététicien-nutritionniste

 

 

Scoop : transmission génétique du syndrome de l’intestin irritable

Si d’autres membres de votre famille souffrent du syndrome de l’intestin irritable, ce n’est pas du à un hasard malchanceux.

Un lien génétique vient d’être démontré par une équipe de scientifiques suédois dans une étude utilisant les données génétiques de 500 000 personnes et le suivi de 2 045 colopathes européens et américains.

Pour rappel, le syndrome de l’intestin irritable touche 5 à 15% de la population et concerne majoritairement les femmes. Or c’est justement sur le chromosome 9 des femmes, pas loin d’une région identifiée pour être liée à l’âge d’apparition des premières règles, que les scientifiques ont trouvé THE lien génétique du syndrome de l’intestin irritable et de la constipation fonctionnelle.

Il reste encore du travail à faire pour isoler et identifier le ou les gènes responsables parmi les 8 situés à cet endroit et chercher s’il y en a du côté des hommes.

En tout cas, c’est une belle avancée sur l’identification d’une des causes rentrant en jeu et peut être un début d’explication sur l’injustice de l’inégalité sexuelle de cette maladie.

Personnellement, mon frère a comme moi le syndrome de l’intestin irritable depuis l’adolescence. Et vous, avez-vous d’autres membres de votre famille concernés ?

 

Maladie coeliaque ou syndrome de l’intestin irritable?

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent des symptômes semblables peuvent avoir des causes différentes. C’est le cas pour l’endométriose mais aussi la maladie coeliaque qui peuvent se manifester par des ballonnements, douleurs abdominales, diarrhée et/ou constipation tout comme le syndrome de l’intestin irritable. Or les conséquences de ces maladies et leurs traitements sont différents.

afdiag syndrome de l'intestin irritable maladie coeliaque

La maladie coeliaque, une maladie sous diagnostiquée

1% des personnes auraient la maladie coeliaque mais seulement 20 à 30% des cas sont diagnostiqués. Les raisons principales sont une méconnaissance des symptômes et de l’âge d’apparition de cette maladie. Avant on pensait que la maladie coeliaque se manifestait dès l’enfance par de fortes diarrhées et un retard de croissance. Maintenant, il est établi scientifiquement que la maladie coeliaque peut se manifester par d’autres symptômes dont la constipation, l’ostéoporose, des problèmes d’infertilité, des migraines, de l’anémie. Elle peut aussi être asymptomatique, c’est à dire sans symptômes. Et elle peut se déclencher à tout âge.

Le diagnostic de la maladie coeliaque repose sur une analyse de sang et, si elle s’avère positive, une biopsie lors d’une gastroscopie. Mais ces tests dépendent de la consommation de gluten par la personne. Si la personne suit un régime sans gluten, les résultats peuvent être faussés et on passe donc à côté du diagnostic.

Des erreurs trop fréquemment commises

Il est fréquent que des personnes coeliaques ayant des symptômes intestinaux chroniques pensent à tort avoir le syndrome de l’intestin irritable. Ces erreurs sont aussi parfois commises par des professionnels ayant négligé de faire faire le dépistage de la maladie coeliaque.

Il est également fréquent que des personnes entreprennent de leur propre chef ou sur les conseils d’un professionnel un régime sans gluten « approximatif » sans avoir été dépisté pour la maladie coeliaque. Or, si une personne est soulagée, il sera difficile par la suite de lui faire réintroduire des doses suffisantes de gluten quotidiennes pour faire le dépistage correctement.

Résultat : si un malade coeliaque ne suit pas un régime sans gluten strict (c’est à dire sans traces de gluten à vie), il risque d’avoir de graves de problèmes de santé dont  par exemple l’ostéoporose ou certains cancers.

Il est donc impératif que toute personne ayant des symptômes intestinaux chroniques se fasse dépister pour la maladie coeliaque avant d’entreprendre toute éviction alimentaire.

Le témoignage de Marie 

« J’ai 38 ans. Je vis en couple et j’ai une petite fille.

J’ai commencé à souffrir de ballonnements et alternance constipation-diarrhée depuis l’adolescence. Au fur et à mesure du temps ces symptômes sont devenus presque quotidien et m’ont gâché la vie. On me disait que tout venait de la tête.

Puis, il y a 8 ans je suis allée consulter un professionnel. Il m’a préconisé de suivre le régime sans gluten.

Pendant toutes ces années personne ne m’avait demandé de vérifier si j’avais ou non la maladie coeliaque.

J’ai suivi le régime sans gluten. Je me suis sentie beaucoup mieux. Au bout d’un mois, j’avais retrouvé un ventre plat et un transit presque régulier.

C’était un vrai soulagement mais le régime sans gluten est assez contraignant et les tentations de produits à base de blé sont grandes. Je craquais donc régulièrement sur un vrai croissant le dimanche, une moitié de pizza en sortie, une petite tranche de pain pour manger le fromage ou un biscuit que je piquais à ma fille au goûter.

A la maison, mon mari et ma fille n’ont pas de problèmes intestinaux. Ils mangent donc du pain, des gâteaux ou des pâtes de blé. Par conséquent, j’ingurgitais du gluten caché tous les matins – sans le savoir – en utilisant le même beurre, la même confiture et le même grille-pain que les membres de ma famille et qui étaient donc contaminés de gluten.

Il y a un an, je suis tombée sur le trottoir en faisant les boutiques. Alors que ma chute était banale, je me suis cassée le bras. Les analyses ont montré que mes os étaient fragilisés par une ostéoporose précoce et en creusant les médecins se sont rendus compte que je souffrais – en fait – de la maladie coeliaque.

Depuis je suis un régime sans gluten strict mais si on m’avait diagnostiquée avant je n’aurais pas fait d’écart et mes os auraient été plus solides »

Avec l’état actuel des connaissances, les cas comme Marie ne devraient pas exister.

En bref:

Si vous souffrez de symptômes intestinaux et/ou si vous souhaitez entreprendre un régime sans gluten, faites vous donc dépister pour la maladie coeliaque.

Pour cela vous pouvez dans un premier temps, soit vous faire faire prescrire par votre médecin un dosage sanguin en anti-corps anti-transglutaminase IgA et total IgA (c’est remboursé par la sécurité sociale), soit faire un auto-diagnostic vendu en pharmacie (c’est non remboursé mais cela ne coûte qu’une vingtaine d’euros environ). Et si ce test s’avère positif, il sera nécessaire de consulter votre médecin pour qu’il approfondisse les examens et confirme le diagnostic. En cas de maladie coeliaque, une consultation chez un diététicien-nutritionniste spécialisé vous aiguillera pour mener à bien le régime sans gluten strict pour le reste de votre vie et éviter les erreurs fréquemment commises.

 

Endométriose, troubles intestinaux et régime FODMAP

Pour cette journée dédiée à la femme, je tenais à vous parler d’une maladie gynécologique qui concerne 1 femme sur 10 : l’endométriose.

endometriose symptômes digestifs

L’endométriose, késako?

C’est une maladie chronique inflammatoire. Elle est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Différents organes peuvent être touchés. Cette localisation anormale se manifeste par des lésions composées de cellules qui possèdent les mêmes caractéristiques que celles de la muqueuse utérine (l’endomètre) et se comportent comme elles sous l’influence des hormones ovariennes. Il en résulte une réponse inflammatoire et des adhésions pouvant entraîner des douleurs et dans certains cas une infertilité.

Les symptômes de l’endométriose :

L’endométriose peut engendrer des douleurs  – au moment des règles, de l’ovulation, des rapports sexuels (dyspareunie), de la défécation et/ou des mictions – et une infertilité.

De plus, 1 femme sur 3 ayant l’endométriose souffre aussi de symptômes digestifs semblables à ceux du syndrome de l’intestin irritable : douleurs abdominales, ballonnements, nausée, constipation ou diarrhée. Une étude a également montré que 79% des femmes ayant le syndrome de l’intestin irritable souffrent aussi d’endométriose.

Ce n’est d’ailleurs  pas les seules maladies ayant des symptômes en commun. Autre exemple, la maladie coeliaque peut se manifester par des symptômes digestifs semblables au syndrome de l’intestin irritable et une infertilité comme pour l’endométriose. Vous comprenez donc les risques de s’auto-diagnostiquer et l’importance de consulter un médecin pour poser un diagnostic précis.

Comment se faire diagnostiquer?

L’endométriose peut être détectée par un examen clinique et échographique, voire par une IRM. Toutefois, le diagnostic définitif s’appuie sur l’analyse du tissu endométrial prélevé au cours d’une laparoscopie.

Les traitements pour soulager les symptômes :

Les traitements sont préconisés uniquement s’il y a des symptômes et sont personnalisés en fonction des symptômes:

En cas de douleurs gynécologiques : le traitement de première intention consiste à prendre des contraceptifs dans le but de provoquer une aménorrhée . Néanmoins, si ce traitement n’empêche pas la progression des lésions, aussi lente soit-elle.

En cas de symptômes digestifs : le régime FODMAP a été démontré – dans une étude récente portant sur 160 femmes – pour diminuer de moitié les symptômes digestifs chez 62%  des femmes ayant l’endométriose.

La chirurgie est le traitement de référence de l’endométriose car elle permet de retirer les lésions de façon aussi exhaustive que possible. Ainsi, les symptômes douloureux peuvent disparaître pendant de nombreuses années, voire totalement.

En bref:

  • L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique gynécologique fréquente
  • Les symptômes les plus fréquents sont des douleurs gynécologiques, une infertilité et des symptômes digestifs
  • Il est important de se faire diagnostiquer par un médecin
  • Les traitements hormonaux, le régime FODMAP et la chirurgie sont 3 traitements efficaces pour lutter contre les symptômes liés à l’endométriose

Pour en savoir plus sur l’endométriose, je vous invite à retrouver mon interview dans le magazine Rebelle-Santé du mois de mars.

Quel fruit pauvre en FODMAP manger pour lutter contre la constipation?

Si vous faites partie des 20% de personnes souffrant de constipation, vous connaissez certainement le vieux remède qui consiste à manger des pruneaux. C’est vrai que cela peut être efficace mais…pas de bol, ils contiennent des FODMAPs! Si vous avez le syndrome de l’intestin irritable, il y a donc de grandes chances que cela vous provoque des ballonnements ou des douleurs.  J’ai, en revanche, une bonne nouvelle à vous annoncer : il existe un autre fruit pauvre en FODMAP aux propriétés laxatives.

Quel fruit pauvre en FODMAP peut-on manger pour faciliter le transit ?

Je vous donne trois indices : il est vert, il est poilu et a une arme secrète cachée sous une des 2 extrémités (d’ailleurs, si vous l’épluchez, veillez bien à retirer ce pic).

Réponse = le KIWI

kiwi_laxatif_naturel

Son efficacité sur la constipation est prouvée scientifiquement.

Ainsi, plusieurs études montrent que manger 2 kiwis par jour augmente la fréquence et la consistance des selles, réduit le temps de transit dans le colon, et aide même à diminuer la prise de laxatifs médicamenteux.

De plus, ce fruit étant pauvre en FODMAP, il sera bien digéré par la plupart des personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable et n’engendrera donc pas de douleurs ou de ballonnements.

Comment ça marche?

Il semblerait que cette action sur le transit serait due aux fibres du kiwi qui ont une bonne capacité à retenir l’eau – bien pensez à boire pour en optimiser cette action – et à une enzyme, l’actidine qui stimulerait le transit.

En bref:

Si vous souffrez de constipation et que vous avez le syndrome de l’intestin irritable, mangez 2 kiwis par jour! C’est naturel, c’est bon, c’est sain et c’est pauvre en FODMAP.

Pensez également à manger quotidiennement d’autres fruits, des légumes et des céréales complètes pauvres en FODMAP afin d’apporter des fibres supplémentaires, à bien vous hydrater et à bouger.

Microbiote : ce que notre cerveau a dans le ventre

Voici une émission très intéressante sur le microbiote – enregistrée par France culture lors d’une table ronde entre plusieurs chercheurs.

Microbiote et découvertes

Les 8 points à retenir:

  1. Le microbiote (ou flore intestinale) est un véritable organe : on en a besoin pour vivre et il faut en prendre soin
  2. Les rôles du microbiote sont multiples : Il est une usine fabricant de nombreuses substances, il est en lien direct avec notre immunité, il influence notre façon de manger et il se pourrait même qu’il pilote certains traits de notre personnalité. J’ai trouvé ça très amusant l’exemple donné sur des souris agressives qui deviennent « gentilles » et vice-versa suite à l’échange de leur microbiote. C’est dingue, non ? Vous allez dire que je m’emporte mais vous imaginez que, finalement, les violences de ce monde pourraient en fait se résoudre en refilant des gélules d’excréments des êtres humains gentils et bienveillants aux agresseurs au lieu de les mettre en prison! ça laisse réfléchir.
  3. Nous avons chacun un microbiote unique mais ceux qui vivent sous le même toit ont des microbiotes présentant des similitudes certainement dues à l’alimentation
  4. Le microbiote des enfants nés par voie naturelle correspond au microbiote vaginal de la maman. De quoi rassurer les mamans frustrées à qui on dit que leur bébé ne leur ressemble pas 😉
  5. Les antibiotiques, une alimentation peu variée et la vieillesse sont les principaux coupables de son appauvrissement
  6. Un appauvrissement du microbiote augmentent le risque de certaines maladies et/ou les entretiens (diabète, obésité, cancer, parkison) via une inflammation de bas grade chronique
  7. Pour avoir un microbiote en bonne santé : mangeons plus de fruits, de légumes, de céréales complètes et de prébiotiques. Or les FODMAP sont des prébiotiques, d’où l’importance de réélargir votre alimentation.
  8. Deux belles perspectives de recherches pour l’avenir sont évoquées pour rééquilibrer le microbiote :
  • le séquençage du microbiote qui aidera à personnaliser les conseils nutritionnels. En une analyse de vos bêbêtes intestinales, on saura avec précision ce que vous devez manger pour être en meilleure santé. C’est génial, non?
  • le perfectionnement de la transplantation fécale et de l’auto-transplantation fécale. Je crois beaucoup en l’hypothèse émise par ces scientifiques qui consisterait à congeler son propre « caca » tant que nous sommes jeunes, beaux et en bonne santé dans le but de nous le réinjecter pour récupérer plus rapidement en cas de traitement antibiotique, chimiothérapeutique voire même pour nous guérir en cas de maladies. Époustouflant!

Vive l’alimentation microbiotique 😉

Syndrome de l’intestin irritable et abus psychologiques, physiques et sexuels

Je vais lancer 2 gros pavés dans la marre en abordant 2 sujets tabous :

Le syndrome de l’intestin irritable et les violences psychologiques, physiques et sexuelles.

Je me permets d’aborder le sujet car que de nombreuses études scientifiques portent sur le sujet et parce que je suis colopathe et que j’ai subi des violences psychologiques.

Un colopathe n’a pas forcément été victime de violences et une personne ayant subi des abus ne développe par forcément un syndrome de l’intestin cependant, il est établi que :

  • Il y a des familles de colopathes et donc un lien génétique
  • Il y a des familles avec des comportements violents
  • Le risque de développer une colopathie fonctionnelle est augmentée chez les personnes ayant subi des violences. Ainsi, une étude sérieuse de 2012 rapporte que 61% des colopathes ont subi des violences physiques (versus 49% dans la population générale), 55% ont subi des violences psychologiques versus 27% et 31% ont été abusés sexuellement versus 18%

Les scientifiques continuent de chercher le mécanisme liant ces deux problématiques. En tout cas, avoir été abusé n’augmenterait pas la sensibilité viscérale (cf une étude sur le sujet).  Le lien réside peut être du côté du microbiote puisqu’on sait que des violences répétées engendrent un stress chronique, qu’un stress chronique peut perturber le microbiote, et qu’un microbiote déséquilibré participe au développement du syndrome de l’intestin irritable.

En bref, sachant que :

  • le déni et le non-dit participe à la transmission inter-générationnelle de comportements de victimes et de bourreaux
  • l’épigénétique a démontré que l’environnement peut influer l’expression des gênes

Je pense, que plus on parlera ouvertement des violences quelque soit leurs natures, plus la prise de conscience – individuelle et collective – de ces problèmes va grandir, meilleure sera la prise en charge, moins il y aura d’abus mais aussi moins il y aura de syndrome de l’intestin irritable.

Si vous êtes concernés de près ou de loin par l’une de ces problématiques, partagez cet article et parlez en autour de vous, et si besoin, faites appel à des professionnels.

NB : pour rappel, les causes du syndrome de l’intestin irritable sont multi-factorielles et sont propres à chacun.