Témoignage de Patricia 52 ans

Voici le témoignage de Patricia:

« Après  une colite aiguë intervenue en 2012, je n’ai connu que diarrhées, douleurs abdominales et flatulences. Aucun traitement n’a pu venir à bout de ces maux difficiles à maîtriser et très gênants  au quotidien.

J’en arrivais à ne pas manger pour pouvoir participer à une réunion afin de ne pas avoir mal et ne pas être obligée de m’éclipser. J’ai  essayé d’éviter certains  aliments croyant qu’ils pouvaient être responsables de mes désagréments.  Puis n’ayant  trouvé aucune solution auprès de mon gastroentérologue, j’ai  décidé d’écarter les produits laitiers de mon alimentation et  les diarrhées  se sont arrêtées. Les selles abondantes ont perduré mais c’était déjà un grand pas.

Sur internet, j’ai découvert que nous étions nombreux à souffrir des mêmes maux jusqu’à ce que je lise l’article de « ça m’intéresse » sur l’hypersensibilité alimentaire.

J’ai été de suite attirée par le régime pauvre en FODMAP et je l’ai mis en place avec les renseignements trouvés sur internet.  Ce n’était pas parfait mais je sentais que je touchais au but.

Je me suis décidée à contacter Julie Delorme. Lors de ma première consultation par skype, Julie a corrigé mes erreurs et mes troubles ont disparu peu à peu.

Je suis actuellement en phase d’élargissement de mon alimentation et tout va pour le mieux.

J’ai souffert inutilement pendant une année avec l’angoisse de ne pas savoir comment ma santé allait évoluer,  comment  je pourrais  gérer une vie professionnelle et sociale,  si je pouvais faire des projets. Un grand merci Julie ! »

Y en a marre que le syndrome de l’intestin irritable ne soit pas pris au sérieux!

STOP aux « C’est dans ta tête! », « Arrête de faire ton cinéma », « Allez voir un psy », « Faut apprendre à vivre avec », « Tu stresses trop »….

Tous les jours j’entends mes patients qui non seulement souffrent des symptômes du syndrome de l’intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle) et qui, en plus, se sentent incompris et rejetés par leur famille, leurs amis et le milieu médical.

Je lance donc mon coup de gueule en cette fin d’année 2013 et je tiens à mettre les points sur les « i »:

OUI, le syndrome de l’intestin irritable génère des symptômes rééls, inconfortables voire douloureux et gênants voir handicapants : imaginez avoir des douleurs comme si vous receviez des coups de poignard dans le ventre ou comme si on vous le tordait dans tous les sens, imaginez ressentir presque quotidiennement des gonflements inconfortables et parfois disgracieux de votre abdomen, imaginez devoir vous précipiter aux toilettes alors que vous étiez en réunion ou train de vous balader en famille, imaginez ne pas pouvoir vous empêcher d’avoir des flatulences lors d’un rendez-vous galant.

OUI, le syndrome de l’intestin est très répandu : il concerne 10 à 20% des personnes dans le monde, 10% des consultations chez les médecins généralistes et entre 20 et 50% des consultations chez les médecins gastroentérologues. Ça représente donc pas mal de monde, vous ne croyez pas? Alors pourquoi en parlons-nous si peu ?

OUI, le syndrome de l’intestin irritable coûte cher d’un point de vue économique : il est la 2ème cause d’absentéisme à l’école et au travail, et, pour les personnes qui ont le courage et la volonté d’aller travailler les jours difficiles, on comprend aisément que les caprices de leur ventre diminuent leur concentration et donc leur efficacité. Il est également prouvé que les personnes souffrant du SII ont des dépenses en médecins et médicaments 50% supérieures par rapport à une personne qui n’a pas le SII.

OUI, le syndrome de l’intestin irritable a un impact sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent aussi important que chez celles par exemple étant en insuffisance rénale et sous dialyse.

Tout n’est pas noir. Heureusement certaines personnes prennent le SII au sérieux. MERCI à elles.

Merci également à l’APSSII (Association des Patients Souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable) de se mobiliser dans l’objectif de changer les mentalités de la société et du corps médical.

Témoignage de Francis, 56 ans

Bonjour,

Les hommes et les sportifs sont également concernés par le syndrome de l’intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle).

Voici le témoignage de Francis, 56 ans, dont l’alimentation pauvre en FODMAP lui a permis de retrouver un bien-être digestif et extra-digestif optimal.

« Je souffrais de problèmes  digestifs  depuis maintenant 12 ans. Comme beaucoup de personnes souffrant  de ces problèmes, j’ai consulté énormément de médecins, qu’ils soient généralistes, spécialistes, médecins du sport, gastro-entérologues et diététiciens. Pour tous  ces médecins , le diagnostic  était souvent le même :  j’étais trop nerveux et trop stressé !!! Je précise que je suis sportif : je pratique la course à pied. Je participais à des compétitions chaque année sur 10 km, semi-marathons et marathons. Donc je faisais très attention à ce que je mangeais. Or pour tous ces médecins  mon alimentation n’avait rien à voir avec tous mes problèmes digestif et  je pouvais donc continuer à garder cette même alimentation.

J’ai souvent pensé que ce n’était pas le fait d’être nerveux et stressé qui me donnait ces symptômes mais le contraire : c’est tous  ces problèmes digestifs qui ont fatigué mon organisme physiquement et nerveusement.  Mes bilans sanguins montraient que j’étais carencé en vitamines, alors que j’avais une alimentation très équilibrée. Aucun médecin n’arrivait à m’expliquer le pourquoi.

Plus les années passaient et plus je me sentais fatigué, spasmes, douleurs, diarrhées, avec aussi de plus en plus de problème avec le sommeil …

Habitant la région Parisienne, j’ai consulté à distance Julie Delorme avec Internet (skype). En suivant ces précieux conseils, j’ai modifié mon alimentation et en quelques semaines,  j’ai retrouvé ce  plaisir et cette envie de courir ! Je me sens beaucoup moins nerveux, plus calme à l’intérieur, mon sommeil est de bien meilleur qualité, maintenant je peux m’entraîner 2 ou 3 fois par semaine !  Et  je pense que ce n’est qu’un début…

Tout le monde ne fait pas du sport et tout le monde ne pratique pas la course à pied. Mais si vous souhaitez simplement être en forme, vous sentir bien dans votre tête et votre corps, retrouver le plaisir et l’envie dans votre vie de tous les jours, suivez les précieux conseils personnalisés de Julie Delorme sur l’alimentation pauvre en FODMAP !!!

Merci infiniment  Julie pour vos compétences, votre simplicité et votre gentillesse !

Bien Sportivement.

Francis »

Témoignage de Révital, 24 ans

« J’ai toujours eu des maux de ventre depuis mon enfance mais j’ai été diagnostiquée depuis deux ans de la maladie du syndrome de l’intestin irritable. J’ai fait plusieurs séjours à l’hôpital depuis et il ne s’est pas passé un jour sans que j’aie des maux de ventre.

Je pense avoir eu de la « chance » d’avoir été suivie par des médecins compréhensifs qui ne m’ont pas dit que tout était dans ma tête mais les traitements qu’ils m’ont prescrits n’ont pas amélioré mes symptômes. Cette maladie a des conséquences sur notre vie mais je suis une combattante et je n’ai rien changé à mon train de vie. Mais récemment, j’ai eu des crises très fréquentes et j’ai été transportée à l’hôpital par les pompiers car je m’étais évanouie  suite à des douleurs insupportables. En rentrant de l’hôpital, j’ai décidé que je ne pouvais pas continuer de cette manière : j’ai tout juste 24 ans et ce n’est pas normal de souffrir à ce point !

Après plusieurs recherches sur le net et plus précisément sur le site de l’APSSII  (Association des Patients Souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable), j’ai vu un article de Julie DELORME. J’ai pris contact avec elle et une date de rendez-vous a été fixée rapidement. La consultation s’est très bien passée. Elle a pris le temps qu’il faut et elle m’a donné des conseils personnalisés (en fonction de mes habitudes alimentaires et de mon emploi du temps) et une alimentation pauvre en FODMAP a été mise en place. Je l’ai suivie pendant un mois.

J’ai ressenti une amélioration à tous les niveaux. La première semaine a été dure parce que je n’avais pas de bonnes habitudes. Je ne buvais pas beaucoup d’eau, et je ne mangeais pas de façon saine en mangeant des céréales sucrées toute la journée.

Mes symptômes ont énormément diminué. J’ai aussi appris à identifier clairement quels aliments me provoquent des douleurs. Je reprends un réel plaisir à courir (maintenant j’arrive même à courir à la même vitesse que mon conjoint).

Pour les personnes qui souffrent de maux de ventre, allez- y réellement !

J’ai aussi un emploi du temps chargé et je peux vous assurer que ce régime n’est pas une contrainte. Vous n’en tirerez que des bénéfices.

Un très grand merci a Julie de ma part et de la part de mon mari, qui m’a soutenue et qui me prépare des super plats.

Merci infiniment. »

Révital

Témoignage de Sabine, 41 ans

« D’aussi loin que remontent mes souvenirs, et depuis ma naissance selon les dires de mes parents, j’ai toujours eu les intestins « fragiles » !!! Pendant 40 ans, ma vie a été ponctuée de maux de ventres quasi perpétuels et diarrhées inopinées une à plusieurs fois par jours.

Après des examens médicaux qui n’ont jamais rien donnés, j’ai toujours eu les diagnostics que beaucoup d’entre nous entendent  comme: « C’est dans votre tête !!! » ou « C’est du au stress !!!! »… C’est un cercle vicieux : on a mal au ventre alors on stress de devoir sortir et que l’entourage s’en rende compte et plus on stress plus on a de crises… Ce qui est terrible, c’est que l’on en vient parfois à rêver qu’un examen soit anormal et puisse nous permettre de « prouver » nos douleurs, mais rien… tout va bien (ou presque, on a juste mal au ventre ENCORE et ENCORE !!!)…

J’ai donc fini par vire avec… C’était ma vie… Une vie (de couple, de maman et professionnelle) compliquée au rythme des caprices de mon ventre, des crises plus ou moins violentes avec pour seule obsession : les toilettes.

Si on m’avait dit qu’un jour je n’aurais plus de symptômes et que MOI j’aurai un transit « normal », je n’aurais jamais pu le croire et pourtant…

Après une augmentation des crises et des symptômes l’été dernier, j’ai fouillé le net afin de trouver de l’aide et je suis tombée sur l’alimentation sans FODMAP. Toutes mes recherches en France me ramenaient vers Julie Delorme mais je n’ai pas osé sauter le pas. J’ai potassé pendant des heures sur des sites anglophones et des livres et sans grande conviction, je me suis lancée et là : Miracle !!! Plus RIEN en moins d’une semaine !!! Pour la première fois en 40 ans, une journée sans diarrhée et sans mal de ventre, puis deux, puis trois… que ça change la vie J. Malheureusement, au moment des tests, sans aide, j’ai fait un grand n’importe quoi, je me suis dispersée en cherchant dans tellement de direction à la fois (lactose, fructose, histamine…) que j’ai fini par réduire la liste de mes aliments à peau de chagrin et mes symptômes ont commencé à revenir tout doucement.

Je ne voulais plus de cette vie d’avant et je savais que la seule période où je me suis sentie merveilleusement bien c’était avec cette alimentation sans FODMAP. Il fallait que je recommence mais cette fois j’avais besoin d ‘aide et j’ai fait appel à Julie. Vive Internet et les consultations par Skype, Nice et Cannes c’est un peu trop loin de chez moi !!! Avec ce mode de consultation, Julie met son savoir à la portée de tous. Mon miracle est de retour et grâce à son aide et ses explications précises et personnalisées pour les tests, cette fois je suis sur la bonne voie. Une fois les aliments problématiques identifiés, elle m’a fait réintroduire des fruits, des légumes que je n’osais plus manger de peur d’avoir encore mal, même le chocolat que je ne mangeais plus depuis des mois J. La majeure partie des recettes s’adapte à ce « régime », qui pour moi n’en est pas un, puisqu’il nous permet une vie avec un confort intestinal inespéré jusque-là. Depuis que j’ai repris cette alimentation, plus de maux de ventre, ballonnement et gaz à partir du 4ème jour et surtout pas une seule diarrhée. Quel bonheur de se coucher sans se recroqueviller, de sortir sans être obsédée par les toilettes au cas où, de recuisiner et surtout manger avec plaisir !!!

Si votre ventre vous fait souffrir, vous ne risquez pas grand-chose à sauter le pas, avec quelques adaptations alimentaires et les conseils personnalisés de Julie, vous pourrez au mieux (et je vous le souhaite) en finir, comme beaucoup d’autres personnes dont je fais partie, avec tous ces symptômes qui m’ont pourri la vie pendant près de 41 ans.

Un très grand MERCI à Julie de la part de mon mari, mes enfants et surtout de mon ventre, Merci pour tout !!! « 

Témoignage d’Agathe – 21 ans

« Je suis colopathe depuis environ 8 ans. Les premières années, j’ai consulté beaucoup de médecins : d’abord mon médecin traitant, qui m’a redirigé vers des spécialistes qui m’ont fait passé de nombreux examens (prises de sang, échographies,…) sans autre résultat que « c’est dans votre tête ». J’ai ensuite consulté un homéopathe, en espérant que cela m’aiderait mais j’étais persuadé que ce n’était pas que dans ma tête et en effet, les effets de l’homéopathie ont été très limités. Je n’ai donc pas eu d’autre choix que de me résigner et d’apprendre à vivre avec.

Ce syndrome est très handicapant au quotidien mais j’avais décidé de ne jamais limiter mes activités à cause de cela, mais c’était souvent de gros efforts. J’ai donc vécu 5 années avec, sans consulter mais en Novembre dernier, les crises étaient très violentes et c’était très dur psychologiquement. J’ai donc décidé de faire des recherches sur internet. Au bout d’une semaine de recherche, j’étais persuadée d’avoir le SII mais aucune solution pour mieux vivre avec. Puis ma maman, qui m’aidait dans mes recherches, a découvert le site de Julie Delorme et je n’ai pas hésité : j’ai pris rendez-vous : je n’avais vraiment rien à perdre.

J’ai donc découvert le régime pauvre en FODMAP, dont j’ai vu les effets flagrants dès la première semaine et je l’ai adopté sans plus tarder. Mon quotidien s’est considérablement amélioré : plus de crise, plus d’angoisses lors des sorties ou des weekends, … le bonheur. Alors certes ce régime est « contraignant », mais le jeu en vaut vraiment la chandelle. J’ai réussi à l’intégrer à mon quotidien alors que je vis en colocation et que je mangeais au Restaurant Universitaire le midi. Et j’ai découvert pleins de nouveaux aliments que je ne consommais pas et dont je ne pourrai me passer aujourd’hui (flocons d’avoines, galettes de maïs, congolais, mmh !!). Et ce régime est souple : il tolère de petits écarts réguliers !

Ce régime gagne vraiment à être connu afin de faciliter le quotidien des nombreuses personnes souffrant de ce syndrome. Alors : merci Julie ! »

Témoignage de Sophie

« Je souffre du syndrome de l’intestin irritable je pense depuis toute petite : j’étais abonnée aux maux de ventre avant de partir à l’école ! Et puis il y a eu une période plus calme jusqu’à ce que ça revienne. Le SII n’a été identifié par mon nouveau médecin traitant il n’y a que peu de temps (2 ans). Visites chez le gastroentérologue, traitements, prises de sang et, au final, un confort intestinal plus que moyen et un an passé à éviter de manger des fruits ou légumes crus. J’ai aussi été suivie par une nutritionniste car j’avais perdu du poids suite à une très grosse crise accentuée par du stress. Mais, malgré une alimentation a priori saine, les symptômes avaient la peau dure.

Un jour, après un mois de crises incessantes, je me suis posée sur internet pour essayer de voir si je ne pouvais pas passer par un hypnothérapeute qui expliquerait à mon ventre que ce type de comportement ne pouvait plus durer. J’ai refusé énormément de sorties entre amis à cause de tout ça et passé un peu trop de rendez-vous professionnels à prendre des médicaments « en prévention ». Je suis à mon compte et je ne peux pas laisser mon ventre décider de ma réussite !

Du coup, en cherchant sur le web je suis tombée sur le blog de Julie Delorme. Elle parlait de l’hypnose mais aussi des FODMAP… Curieuse et motivée, avec une toute petite lueur d’espoir dans les yeux, j’ai fouillé le web pour voir ce qu’il en ressortait. Et j’ai pris rendez-vous : ma première consultation médicale par Skype ! Vive la technologie !

Ce qui m’a fait franchir le pas ? Me dire qu’après tout, je ne risquais rien : si ça ne fonctionne pas, je serais déçue mais pas surprise (vu tout ce que j’ai essayé jusqu’à présent).

Dès la première semaine de régime sans FODMAP, j’ai senti l’amélioration. Je n’avais plus aucun symptôme. Mais bon, cela pouvait être dû au hasard, donc j’ai continué.

Et après 4 semaines de régime sans FODMAP, je peux le dire, je me sens BIEN ! Je me sens légère, et aussi beaucoup plus confiante. Car si je n’ai pas de symptôme, ce n’est pas dû au hasard mais à mon alimentation. Et ça ça rassure énormément !

Je conseille définitivement à toute personne souffrant du SII de tester ce type d’alimentation. C’est un peu contraignant, on passe du temps à étudier la liste des ingrédients des produits que l’on consomme, mais on se sent tellement bien ! Et ce qui est génial, c’est que si on fait un écart, ce n’est pas grave.

Désormais, je parle de « avant », et maintenant je me sens mieux. »

Témoignage d’Eva

Voici le témoignage de Eva 21 ans, chez qui l’alimentation pauvre en FODMAPs a été un succès :

« Depuis petite j’ai toujours eu mal au ventre: ballonnements, diarrhées, ventre qui gonfle… Tout cela m’a beaucoup gêné à l’école et aujourd’hui dans le travail.  Ce n’est pas évident à gérer car on se sent impuissant : quoi manger ? Quels médicaments prendre ? Je sors ? Je ne sors pas ? J’ai du annuler beaucoup de sorties prévues à cause de mes symptômes et trouver de nouvelles excuses à chaque fois. On n’ose pas en parler et bien souvent les gens pensent qu’on fait du cinéma. Pendant beaucoup d’années j’ai donc cherché à savoir ce que j’avais, en vain.

Les médecins disaient à ma mère que j’étais trop stressée… Je savais éperdument que le stress aggravait mes symptômes mais que ce n’était pas l’origine de mes problèmes.

A 20 ans, j’ai refais une série d’examens qui n’ont rien révélé, et cela m’a même déçue. J’aurais préféré qu’on me trouve quelque chose, qu’on me soigne et qu’on en parle plus.

En lisant les résultats de mes examens, j’ai vu que dans la conclusion on parlait de colopathie fonctionnelle. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à me renseigner sur le syndrome de l’intestin irritable et sur l’association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable (APSSII).

J’ai appris qu’il n’y avait pas encore de médicaments miracles mais que la recherche avançait… Comme avec l’alimentation pauvre en  FODMAP’s qui a changé ma vie.

En effet, c’est en mars dernier que je suis allée voir Julie Delorme, diététicienne nutritionniste, spécialiste des maladies et troubles gastro-intestinaux.

Grâce à elle, j’ai commencé l’alimentation sans FODMAPS, pendant deux mois j’ai suivi ce régime et je n’ai eu aucune crise. La seule crise que j’ai eu  a été liée à un petit déjeuner riche en viennoiseries et jus de fruits au travail.

Après les deux mois sans FODMAPS aujourd’hui je réintègre au fur et à mesure chaque catégorie d’aliments interdits et je vois si je les supporte ou non. Par exemple, j’ai vu qu’en petite quantité je supportais le pain.

J’encourage vivement les personnes atteintes du SII à essayer ce régime qui a changé ma vie.

Eva »

 

L’alimentation qui a changé ma vie

Je souhaite partager avec vous mon expérience personnelle.

J’ai le syndrome de l’intestin irritable (appelé aussi colopathie fonctionnelle) depuis l’adolescence. J’ai ressenti votre douleur et votre mal être. Je sais ce que c’est que de subir les caprices de son ventre, d’être incompris par les autres, d’avoir honte de ses symptômes, d’appréhender chaque sortie – même les plus banales, d’avoir l’impression qu’aucun aliment ne passe. Pendant des années, mes maux de ventre m’ont fait souffrir. J’ai tout essayé : médicaments, compléments alimentaires, phytothérapie, homéopathie, acupuncture, yoga, ostéopathie, régimes farfelus… – sans grand résultats.

Puis, après plusieurs années et des milliers d’heures de recherches, je suis tombée  sur l’alimentation pauvre en FODMAP. Cette méthode révolutionnaire a, comme pour des milliers de personnes, changé ma vie. Mes symptômes ont disparu (sauf quand je fais des écarts) et j’ai pu revivre normalement.

Cela a également changé ma vie professionnelle. Initialement responsable de gammes de compléments alimentaires dans un laboratoire pharmaceutique, j’ai repris mes études puis je suis devenue diététicienne-nutritionniste spécialisée en maladies et troubles digestifs dans le but d’aider mes patients à s’en sortir eux aussi.

Souffrances des colopathes

J’ai fait la connaissance de Mathieu sur le forum facebook de l’Association des Patients Souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable (APSSII). Il a écrit un texte magnifique très révélateur de ce que toute personne souffrant de troubles digestifs peut ressentir.

« On croit parfois que ça va mieux, car nous n’avons pas eu de crise pendant quelques temps…On essaye d’avoir une alimentation saine, on essaye de bouger, on essaye de vivre…

Puis d’un seul coup d’un seul plus rien…Les crises arrivent, on est bloqué, replié sur nous-mêmes et on se gave de médicaments, on hésite entre un aliment insipide et un autre (riz or not to riz), on n’a plus le goût de manger alors on se dit que peut être les plantes feront du bien, on se dit que plein de choses feraient du bien, mais non. Il y a la crise dehors, la crise en Europe, la crise dans nos rues, la crise dans nos ventres, mais le pire c’est la crise dans nos têtes. Assis sur nos trônes de roi, nous contemplons la porte des toilettes, à tel point que l’on connait chaque aspérité de celle-ci, les livres de chevets sont devenus des notices, et les tongs pour les vacances des boites de cachet. Quant à nos rêves d’avenir, ils ne sont qu’un projet sur une heure ou deux, jusqu’à ce que la prochaine crise nous ramène à la vérité et nous dise qu’en réalité, en plus de la prison de notre corps, il existe la prison de notre psychisme, qui commence à peser. Donc on se replie sur sois même, on s’isole et on espère que ça va passer…Puis si ça se calme, on vit -un peu- du moins on essaye mais tout en attendant la prochaine crise que l’on sait imminente. On ne sait pas où on va, on ne sait pas comment, la seule chose qu’on sait ce ne sont que les endroits que nous fréquenterons. Mon meilleur ennemi est devenu mon meilleur ami, il est rond et s’appelle toilette.

Nous nous relevons tous après ces crises, avant ou après, cependant nous anticipons, mais pas pour notre futur : pour maitriser notre présent…

Ma drogue à moi, elle a plein de noms légaux mais elle ne fait aucun effet, je suis – nous sommes – les dealeurs du légal qui ne servent à rien. Nous ne gagnons pas d’argent dessus nous en perdons, nous ne sommes pas heureux avec nos drogues et nous les « payons ». Nous essayons même des choses qui ne sont dans aucun protocole histoire « de », en vain…


En fin de compte, nous vivons une maladie dont on n’est pas sûr qu’elle existe, mais nous sommes plus vigilants que des gens ayant des maladies incurables.
Combien de temps l’esprit peut endurer le poids de la souffrance lorsque la souffrance est devenue une habitude ?

A cette question deux citations me viennent en tête tirées du film FIGHT CLUB : 
« C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. »
« Les choses (maladie) qu’on possède finissent par nous posséder. » Cette dernière est révélatrice, changez le mot chose par maladie, et on a l’explication de toute l’ampleur de notre maladie.
Je ne sais pas où nous allons, mais en tout cas, nous sommes nombreux à nous y rendre… »

Merci Mathieu