Le sport : un atout ou un inconvénient pour les maux de ventre?

Je voulais rebondir sur le témoignage de Francis qui, comme beaucoup de marathoniens, souffre de troubles digestifs et chez qui l’alimentation pauvre en FODMAP a été un succés.

Tout d’abord je tenais à souligner que la pratique modérée et régulière d’une activité physique est bénéfique pour le bien-être émotionnelle (c’est un excellent anti-dépresseur naturel !), physique et pour la santé. Cela a un effet préventif sur le cardiovasculaire, l’excès de poids, l’ostéoporose, certains cancers. En ce qui concerne le système digestif, cela est prouvé pour avoir un effet préventif sur le cancer du colon et les diverticulites. Il permet également de lutter contre constipation et de limiter tous désagréments digestifs (ex: diarrhée) aggravés par le stress.

En revanche, quand la pratique d’un sport devient très intensive, cela peut engendrer des troubles gastro-intestinaux. Ainsi, 30 à 50% des athlètes souffrent de nausées, vomissements, gaz, douleurs abdominales, diarrhée  – avec parfois du sang dans les selles – pendant ou après l’effort. Or, l’apparition de ces symptômes peut avoir un impact sur les performances sportives ou la participation à des compétitions.

Qui est concerné?

Surtout les femmes -comme toujours 🙁 , les jeunes athlètes, les sports de longue durée et de type course à pied (ex: marathon, triathlon…).

Pourquoi les athlètes souffrent-ils plus de symptômes gastro-intestinaux?

Les mécanismes ne sont pas très clairs et des études plus approfondies sont nécessaires. Cependant, on peut dire qu’ils sont causés principalement par :

  • Une modification de la vitesse de la vidange gastrique 
  • Des modifications des sécrétions hormonales (élévation des sécrétions des hormones gastro-intestinales)
  • De la répétition ischémie et reperfusion sanguine des viscères. En effet, pendant un effort de longue durée, il y a une diminution de l’irrigation sanguine au niveau des intestins, au profit du coeur, des muscles et des poumons. Or, cette diminution de l’apport en oxygène et nutriments vers les cellules intestinales va altérer la muqueuse intestinale. Puis à l’arrêt de l’effort, les intestins sont reperfusés de sang. Or, cela va apporter brutalement de l’oxygène et des radicaux libres qui sont à l’origine d’un déséquilibre de la flore intestinale et de l’altération des cellules épithéliales de la muqueuse intestinale. Ceci aboutit à une hyperperméabilité intestinale et donc une augmentation du passage des toxines et allergènes et une l’ inflammation avec l’apparition de symptômes digestifs.

La prise de probiotiques associées à des modifications périodiques alimentaires (ex: alimentation pauvre en FODMAP et/ou pauvre en fibres/graisses saturées) peuvent aider à prévenir l’apparition de ce genre de symptômes.

 

Un commentaire

  1. Bonjour,
    En fouinant sur le sacro saint Google à la recherche de la solution miracle, j’ai découvert depuis quelques heures et avec (grand) intérêt votre site. Je vais rentrer directement dans le vif du sujet de cet article : j’ai bien saisi que le sport a des vertus mais quels sports pourrions nous faire, sans aggraver le transit intestinal…? Chose qui m’arrive dès que je cours (loin de moi d’être un sportif car 20min suffisent, ce qui n’est pas excessif) ou après une séance de piscine…!? Le peu que je faisais j’ai tout arrêté car trop fatigué par mes symptômes.
    Merci d’avance, Christophe (30 ans)

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    • Bonjour,

      Le sport a de multiples bénéfices pour la santé. Je pense donc que la solution pour vous serait peut être d’améliorer vos symptômes par l’alimentation par exemple dans le but que vous puissiez continuer à faire du sport.

      Cdt

      Julie

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