Régime pauvre en FODMAP : oui mais, avec ou sans gluten ?

Le régime pauvre en FODMAP et le régime sans gluten ont des points communs et présentent des différences.

Certains colopathes suivent à la fois un régime pauvre en FODMAP et un régime sans gluten. Les raisons principales sont soit une confusion entre ce que sont les FODMAP et le gluten, soit l’application d’un régime sans gluten préalable au régime pauvre en FODMAP et la peur d’aggraver ses symptômes en réintroduisant le gluten, soit l’espoir que le cumul des deux régimes soit plus efficace.

Mais est-ce que ça vaut le coup de restreindre autant son alimentation ?

Une étude italienne a comparé les effets d’un régime pauvre en FODMAP avec gluten versus un régime pauvre en FODMAP sans gluten.

Les conclusions de cette étude sont que le régime pauvre en FODMAP avec consommation de gluten est finalement tout aussi efficace à moyen et court terme par rapport au suivi d’un régime pauvre en FODMAP sans gluten. De plus, comme il est moins restrictif de faire attention uniquement aux FODMAP, il est mieux suivi.

Témoignage de Anne-Isabelle, 38 ans

« Il y a quelques années on m’a dit que j’avais une colopathie fonctionnelle. Le gastro entérologue que j’avais alors consulté, m’avait prescrit un traitement pour la douleur et pour les spasmes, mais rien ni faisait, en fonction de ce que je mangeais je continuais à avoir de fortes crises.

J’ai alors consulté un autre gastro mais en vain. En cherchant des infos sur le net, j’ai vu un article qui parlait du régime FODMAPS. Du coup j’ai pris contact avec Mme Delorme en consultation á distance. J’ai essayé, je n’avais plus rien à perdre et peut être tout à y gagner.

Effectivement, sur moi ce régime semble convenir, mes symptômes ont énormément diminué, et je n’ai plus de crise de colopathie. Actuellement, je suis en phase de tests de réintroduction alimentaire afin de mieux déterminer les aliments qui ne me conviennent pas.

Grâce à Julie j’ai compris ce qu’était les fameux FODMAPS, et quand j’ai su dans quels aliments il y en avaient j’ai bien compris pourquoi j’avais des crises de colopathie.

Je dis donc un grand merci à Julie, sans qui je n’irai pas mieux aujourd’hui. »

Témoignage de Marie, 27 ans

Le régime pauvre en FODMAP n’aide pas toutes les personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable. En effet, étant efficace chez 75% des colopathes, il reste 25% chez qui il est nécessaire de chercher d’autres solutions : alimentaires ou autres.

Un diététicien-nutritionniste peut vous aider à trouver ce qui fonctionne sur vous et vous accompagner dans ce parcours long et sinueux.

Je vous invite à lire le témoignage de Marie que j’accompagne depuis plusieurs mois et que je remercie au passage d’avoir pris le temps d’écrire ces quelques lignes.

« Après une suite de clics au hasard sur internet, à la recherche d’une solution aléatoire me permettant d’avancer dans ma vie, auto dictée par ma santé depuis petite.

Enfin, j’aperçois de la lumière au travers d’une expérience qui me parle: des mots simples et clairs traduisent des maux subis, enfouis depuis tant d’années.

Aussitôt, j’adresse brièvement ma situation et mes attentes à Mme Delorme par mail, qui me répond activement dans les jours suivants.

Résidant loin, des entretiens téléphoniques ou skype s’organisent rapidement en fonction de nos disponibilités respectives, agrémentées et complétés, chaque fois, par un échange de mails sérieux.

Le sentiment d’être « écoutée » apparait: détail réellement indispensable et tellement inaccessible auparavant, de part mon expérience au monde médical.

Après plusieurs mois de travail ensemble, rythmés de diverses étapes constructives afin d’identifier le, les problèmes. Sur ses recommandations, dernièrement, je réalise un examen dans un CHU, dont les résultats me reviennent par courrier avec compte-rendu, négatif: chose surprenante puisque tout laissait penser qu’il allait déceler une anomalie, les différents symptômes ressentis étant bel et bien là. Frustrée par son contenu, je fais suivre les détails chiffrés à Mme Delorme, qui me répond rapidement, contestant l’analyse portée.

Grâce à sa réactivité et son professionnalisme, le mois suivant, rebondissement: mon médecin traitant reçoit un long courrier du docteur du CHU, faisant suite à celui de Mme Delorme. Résultat, il s’excuse, en effet, de s’être trompé et la rejoint sur son étude.

Le soulagement (!) grâce à elle, de l’écrit noir sur blanc vient poser l’origine de mes maux sur papier. 

Certes, reste encore à trouver le, les moyens, adapté(s) pour me soigner, plus concrètement.

Et heureusement, elle continue de m’accompagner, en m’orientant dans les bonnes directions. Chose très importante et rassurante pour moi, me permettant d’envisager réellement, l’avenir, plus sereinement -et sainement. »

Régime FODMAP : quels sont les aliments autorisés et quels sont ceux à éviter ou limiter ?

Vous êtes colopathe et vous souffrez de maux de ventre, de ballonnements, de diarrhée, constipation ou alternance des deux.

Le régime FODMAP est efficace dans 75% des cas.

Le seul moyen de savoir si vous êtes intolérant(e) aux FODMAP, c’est de suivre un régime pauvre en FODMAP pendant environ 4 semaines.

Comment savoir ce que vous pouvez manger exactement pendant cette période ?

 

Régime FIDMAP : Liste d'aliments autorisés et déconseillésSoit vous êtes en bonne santé et vous avez envie de vous débrouiller tout(e) seul(e).

Or vous avez remarqué qu’il y a beaucoup d’incohérences et de contradictions entre la liste d’aliments remise par votre médecin, celles trouvées sur internet ou dans les livres.

Si c’est votre cas, je suis heureuse de vous annoncer que j’ai réalisé pour vous –  à partir de sources scientifiques de qualité – les listes complètes et actualisées à mars 2016 de tous les aliments riches en FODMAP déconseillés et des aliments pauvres en FODMAP autorisés (pour en savoir plus : cliquez sur le lien précédent).

 

consultation diététique digestive avec Julie DelormeSoit vous avez d’autres problèmes de santé, votre alimentation est déjà restreinte, ou, vous éprouvez tout simplement le besoin de vous faire accompagner. Dans ce cas, un diététicien-nutritionniste spécialisé pourra vous aider à équilibrer vos repas, adapter ce régime à vos autres problématiques et vous conseiller pour faciliter l’application du régime FODMAP en fonction de vos goûts, de vos habitudes alimentaires et de votre mode de vie.

 

 

 

 

Quoi de neuf pour le Syndrome de l’Intestin Irritable?

Voici les principales actualités sur le syndrome de l’intestin irritable selon la Fondation internationale des troubles fonctionnels gastro-intestinaux :

Le Journal des intestins sensibles

  • 90% de la sérotonine (=hormone du bien être) sont produits par les intestins et seulement 10% par le cerveau. Beaucoup d’affections dont le syndrome de l’intestin irritable et la dépression sont liées à une altération de la production de sérotonine.
  • L’éviction du gluten en plus du régime pauvre en FODMAP n’apporte pas de bénéfices supplémentaires aux colopathes et rend leur alimentation plus compliquée à suivre.
  • La sévérité des douleurs abdominales des colopathes semble être proportionnelle à l’augmentation de la sensation du bol alimentaire dans le ventre. L’hypersensibilité viscérale nerveuse doit donc être prise en compte dans les traitements.
  • Les personnes ayant le syndrome d’ intestin irritable ont plus de maux de tête et de douleurs lombaires par rapport à la population « normale ».
  • Les méthodes de biofeedback semblent être efficaces chez les personnes souffrant de constipation terminale.
  • Le yoga et l’hypnose sont des méthodes pouvant aider à réduire les symptômes digestifs et la qualité de vie des colopathes.
  • Il est recommandé que l’application de la phase stricte de l’alimentation pauvre en FODMAP soit limitée à 4 semaines et soit expliquée par un diététicien-nutritionniste. Cela permet de garantir une alimentation équilibrée et d’éviter de perturber les « bonnes » bactéries de la flore intestinale.
  • L’étude française nutrinet a montré que chez les femmes, un Indice de Masse Corporel  (IMC) élevé est associé à une probabilité plus forte d’avoir une SII à tendance diarrhéique, et, chez les hommes, un IMC faible augmente les risques de développer un SII.
  • L’exercice physique aurait un impact positif sur la composition de la flore intestinale.
  • La peur d’avoir des symptômes intestinaux dégraderait plus la vie d’un colopathe que l’intensité des symptômes ressentis.

 

Bien vivre avec une colopathie fonctionnelle grâce au régime pauvre en FODMAP

Comment savoir si on a le syndrome de l’intestin irritable?

Pour quelles raisons une colopathie fonctionnelle se déclare-t-elle?

Qu’est-ce que les FODMAP?

Faut-il suivre ce régime toute sa vie?

Est-ce justifié de suivre un régime sans gluten et sans lactose quand on souffre du SII?

Que faire en parallèle pour gérer ses symptômes digestifs?

Questions et Réponses sur la colopathie fonctionnel

Veuillez trouver mes réponses à ces questions – ainsi qu’à pleins d’autres – dans mon interview pour le site clicbienêtre en cliquant sur le lien ci-après : interview clicbienetre.

Témoignage de Cyrielle 28 ans

« Je vais avoir cette année 28 ans. Sur ces 28 années les dix dernières ont été un calvaire. Je souffre du SII avec de forts symptômes depuis mon adolescence. Comme beaucoup d’entre vous j’ai affronté seule cette maladie inconnue car mes proches ne me comprenaient pas, ne me croyaient pas, je ne me comprenais plus moi-même, et pire encore les médecins m’ont complètement abandonnée à mon sort, incapables de m’aider d’une manière ou d’une autre. Psychologique, socialement, physiquement, c’était la cata. Il a fallu plusieurs années avant d’avoir enfin un VRAI diagnostique, avec la confirmation que ce n’était pas « dans la tête » et qu’il existait des solutions autres que « évitez de stresser ». Bon.. il se trouve que ces solutions ne fonctionnaient pas vraiment mais j’étais moins seule dans ma souffrance. Pourtant difficile de garder la tête hors de l’eau quand on se bat continuellement contre un corps devenu un étranger et un ennemi. J’ai développé beaucoup d’angoisse et de peurs, mais j’ai continué à avancer. Il se trouve qu’il y a quelques mois, mes recherches sur les dernières études scientifiques sur le syndrome m’ont conduites sur le blog de Julie Delorme. J’ai d’abord été touchée qu’elle propose autant de choses, autant d’informations et de solutions pratiques à nos problèmes. J’ai finalement pris la décision d’un premier rendez-vous. Elle m’a bien rassuré et informé sur la diète pauvre en FODMAP, que je ne connaissais absolument pas, et j’ai tenté le coup. J’avais pas grand chose à perdre. Et il se trouve qu’en une semaine et demi, la crise permanente que j’avais depuis plus de 2 ans a commencé à se calmer, puis au bout de deux semaines elle a complètement disparue ! Au début j’avoue avoir cru à un hasard mais après avoir poursuivi en suivant scrupuleusement les conseils, malgré quelques faux pas, j’ai réalisé peu à peu que je ne me battais plus contre moi-même. Les réactions de mon corps étaient logiques et compréhensibles. C’était tout nouveau ça ! Et tellement agréable ! Au soulagement physique à suivi lentement une baisse des angoisses et une reprise de confiance en moi. Je suis encore en phase de test, pour savoir quels aliments me font réagir mais déjà quelle transformation de ma vie ! Je suis enseignante et ma vie personnelle et professionnelle s’améliore de jour en jour. Un grand grand merci à Julie ! Et surtout à toutes celles et ceux qui sont au fond du gouffre, sachez qu’on peut remonter, et trouver des vraies solutions adaptées. « 

Témoignage de Patricia 52 ans

Voici le témoignage de Patricia:

« Après  une colite aiguë intervenue en 2012, je n’ai connu que diarrhées, douleurs abdominales et flatulences. Aucun traitement n’a pu venir à bout de ces maux difficiles à maîtriser et très gênants  au quotidien.

J’en arrivais à ne pas manger pour pouvoir participer à une réunion afin de ne pas avoir mal et ne pas être obligée de m’éclipser. J’ai  essayé d’éviter certains  aliments croyant qu’ils pouvaient être responsables de mes désagréments.  Puis n’ayant  trouvé aucune solution auprès de mon gastroentérologue, j’ai  décidé d’écarter les produits laitiers de mon alimentation et  les diarrhées  se sont arrêtées. Les selles abondantes ont perduré mais c’était déjà un grand pas.

Sur internet, j’ai découvert que nous étions nombreux à souffrir des mêmes maux jusqu’à ce que je lise l’article de « ça m’intéresse » sur l’hypersensibilité alimentaire.

J’ai été de suite attirée par le régime pauvre en FODMAP et je l’ai mis en place avec les renseignements trouvés sur internet.  Ce n’était pas parfait mais je sentais que je touchais au but.

Je me suis décidée à contacter Julie Delorme. Lors de ma première consultation par skype, Julie a corrigé mes erreurs et mes troubles ont disparu peu à peu.

Je suis actuellement en phase d’élargissement de mon alimentation et tout va pour le mieux.

J’ai souffert inutilement pendant une année avec l’angoisse de ne pas savoir comment ma santé allait évoluer,  comment  je pourrais  gérer une vie professionnelle et sociale,  si je pouvais faire des projets. Un grand merci Julie ! »

Quels sont les aliments identifiés comme problématiques par les colopathes?

 

On me pose souvent la question : « Pourquoi mon médecin ne m’a pas pris(e) au sérieux quand je lui ai demandé si changer d’alimentation pouvait réduire mes symptômes? » ou encore : « Face à l’échec des traitements médicamenteux sur mes symptômes, pourquoi mon médecin ne m’a pas orienté(e) vers les pistes alimentaires? »

Je vous rassure, certains médecins le font et l’alimentation est au cœur d’un grand nombre de conférences sur les maladies gastro-intestinales dans les congrès de gastroentérologie…. mais, comme vous le savez, il est très difficile de faire évoluer les mentalités dans notre pays qui est très axé sur les médicaments et beaucoup de médecins craignent également des restrictions alimentaires trop importantes et donc l’apparition de carences nutritionnelles (ce qui peut arriver d’ailleurs si les aliments supprimés ne sont pas remplacés par des équivalents nutritionnels).
Bref….
Encore une fois, une étude scientifique de Simren et al. publiée en Mai 2013 dans le très sérieux American Journal of Gastroenterology montre donc que la majorité des colopathes a fait le lien entre les aliments et l’apparition ou l’aggravation de leurs symptômes et précise les principaux aliments étant identifiés comme problématiques par les colopathes.
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Les résultats de cette étude montrent que :
84% des colopathes ont identifé au moins un aliment comme facteur aggravant de leurs symptômes. Parmi les aliments aggravants, 70% sont des FODMAP, 58% sont des amines biogéniques et 52% sont des aliments gras ou frits.

Aliments identifiés comme problématiques par les colopathes

Le nombre d’aliments problématiques augmente avec l’intensité des symptômes digestifs et extradigestifs, et il est variable en fonction du sexe (les femmes reportent plus d’aliments problématiques que les hommes).
Le nombre d’intolérances alimentaires est associé à une dégradation de la qualité de vie en terme de sommeil, d’énergie, d’alimentation, de vie sociale mais est indépendant du type de Syndrome de l’intestin Irritable (diarrhée, constipation ou alternance des deux), et de l’IMC, de l’âge et du niveau d’anxiété du colopathe.

Y en a marre que le syndrome de l’intestin irritable ne soit pas pris au sérieux!

STOP aux « C’est dans ta tête! », « Arrête de faire ton cinéma », « Allez voir un psy », « Faut apprendre à vivre avec », « Tu stresses trop »….

Tous les jours j’entends mes patients qui non seulement souffrent des symptômes du syndrome de l’intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle) et qui, en plus, se sentent incompris et rejetés par leur famille, leurs amis et le milieu médical.

Je lance donc mon coup de gueule en cette fin d’année 2013 et je tiens à mettre les points sur les « i »:

OUI, le syndrome de l’intestin irritable génère des symptômes rééls, inconfortables voire douloureux et gênants voir handicapants : imaginez avoir des douleurs comme si vous receviez des coups de poignard dans le ventre ou comme si on vous le tordait dans tous les sens, imaginez ressentir presque quotidiennement des gonflements inconfortables et parfois disgracieux de votre abdomen, imaginez devoir vous précipiter aux toilettes alors que vous étiez en réunion ou train de vous balader en famille, imaginez ne pas pouvoir vous empêcher d’avoir des flatulences lors d’un rendez-vous galant.

OUI, le syndrome de l’intestin est très répandu : il concerne 10 à 20% des personnes dans le monde, 10% des consultations chez les médecins généralistes et entre 20 et 50% des consultations chez les médecins gastroentérologues. Ça représente donc pas mal de monde, vous ne croyez pas? Alors pourquoi en parlons-nous si peu ?

OUI, le syndrome de l’intestin irritable coûte cher d’un point de vue économique : il est la 2ème cause d’absentéisme à l’école et au travail, et, pour les personnes qui ont le courage et la volonté d’aller travailler les jours difficiles, on comprend aisément que les caprices de leur ventre diminuent leur concentration et donc leur efficacité. Il est également prouvé que les personnes souffrant du SII ont des dépenses en médecins et médicaments 50% supérieures par rapport à une personne qui n’a pas le SII.

OUI, le syndrome de l’intestin irritable a un impact sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent aussi important que chez celles par exemple étant en insuffisance rénale et sous dialyse.

Tout n’est pas noir. Heureusement certaines personnes prennent le SII au sérieux. MERCI à elles.

Merci également à l’APSSII (Association des Patients Souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable) de se mobiliser dans l’objectif de changer les mentalités de la société et du corps médical.