Scoop : transmission génétique du syndrome de l’intestin irritable

Si d’autres membres de votre famille souffrent du syndrome de l’intestin irritable, ce n’est pas du à un hasard malchanceux.

Un lien génétique vient d’être démontré par une équipe de scientifiques suédois dans une étude utilisant les données génétiques de 500 000 personnes et le suivi de 2 045 colopathes européens et américains.

Pour rappel, le syndrome de l’intestin irritable touche 5 à 15% de la population et concerne majoritairement les femmes. Or c’est justement sur le chromosome 9 des femmes, pas loin d’une région identifiée pour être liée à l’âge d’apparition des premières règles, que les scientifiques ont trouvé THE lien génétique du syndrome de l’intestin irritable et de la constipation fonctionnelle.

Il reste encore du travail à faire pour isoler et identifier le ou les gènes responsables parmi les 8 situés à cet endroit et chercher s’il y en a du côté des hommes.

En tout cas, c’est une belle avancée sur l’identification d’une des causes rentrant en jeu et peut être un début d’explication sur l’injustice de l’inégalité sexuelle de cette maladie.

Personnellement, mon frère a comme moi le syndrome de l’intestin irritable depuis l’adolescence. Et vous, avez-vous d’autres membres de votre famille concernés ?

 

Endométriose, troubles intestinaux et régime FODMAP

Pour cette journée dédiée à la femme, je tenais à vous parler d’une maladie gynécologique qui concerne 1 femme sur 10 : l’endométriose.

endometriose symptômes digestifs

L’endométriose, késako?

C’est une maladie chronique inflammatoire. Elle est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Différents organes peuvent être touchés. Cette localisation anormale se manifeste par des lésions composées de cellules qui possèdent les mêmes caractéristiques que celles de la muqueuse utérine (l’endomètre) et se comportent comme elles sous l’influence des hormones ovariennes. Il en résulte une réponse inflammatoire et des adhésions pouvant entraîner des douleurs et dans certains cas une infertilité.

Les symptômes de l’endométriose :

L’endométriose peut engendrer des douleurs  – au moment des règles, de l’ovulation, des rapports sexuels (dyspareunie), de la défécation et/ou des mictions – et une infertilité.

De plus, 1 femme sur 3 ayant l’endométriose souffre aussi de symptômes digestifs semblables à ceux du syndrome de l’intestin irritable : douleurs abdominales, ballonnements, nausée, constipation ou diarrhée. Une étude a également montré que 79% des femmes ayant le syndrome de l’intestin irritable souffrent aussi d’endométriose.

Ce n’est d’ailleurs  pas les seules maladies ayant des symptômes en commun. Autre exemple, la maladie coeliaque peut se manifester par des symptômes digestifs semblables au syndrome de l’intestin irritable et une infertilité comme pour l’endométriose. Vous comprenez donc les risques de s’auto-diagnostiquer et l’importance de consulter un médecin pour poser un diagnostic précis.

Comment se faire diagnostiquer?

L’endométriose peut être détectée par un examen clinique et échographique, voire par une IRM. Toutefois, le diagnostic définitif s’appuie sur l’analyse du tissu endométrial prélevé au cours d’une laparoscopie.

Les traitements pour soulager les symptômes :

Les traitements sont préconisés uniquement s’il y a des symptômes et sont personnalisés en fonction des symptômes:

En cas de douleurs gynécologiques : le traitement de première intention consiste à prendre des contraceptifs dans le but de provoquer une aménorrhée . Néanmoins, si ce traitement n’empêche pas la progression des lésions, aussi lente soit-elle.

En cas de symptômes digestifs : le régime FODMAP a été démontré – dans une étude récente portant sur 160 femmes – pour diminuer de moitié les symptômes digestifs chez 62%  des femmes ayant l’endométriose.

La chirurgie est le traitement de référence de l’endométriose car elle permet de retirer les lésions de façon aussi exhaustive que possible. Ainsi, les symptômes douloureux peuvent disparaître pendant de nombreuses années, voire totalement.

En bref:

  • L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique gynécologique fréquente
  • Les symptômes les plus fréquents sont des douleurs gynécologiques, une infertilité et des symptômes digestifs
  • Il est important de se faire diagnostiquer par un médecin
  • Les traitements hormonaux, le régime FODMAP et la chirurgie sont 3 traitements efficaces pour lutter contre les symptômes liés à l’endométriose

Pour en savoir plus sur l’endométriose, je vous invite à retrouver mon interview dans le magazine Rebelle-Santé du mois de mars.

Quel fruit pauvre en FODMAP manger pour lutter contre la constipation?

Si vous faites partie des 20% de personnes souffrant de constipation, vous connaissez certainement le vieux remède qui consiste à manger des pruneaux. C’est vrai que cela peut être efficace mais…pas de bol, ils contiennent des FODMAPs! Si vous avez le syndrome de l’intestin irritable, il y a donc de grandes chances que cela vous provoque des ballonnements ou des douleurs.  J’ai, en revanche, une bonne nouvelle à vous annoncer : il existe un autre fruit pauvre en FODMAP aux propriétés laxatives.

Quel fruit pauvre en FODMAP peut-on manger pour faciliter le transit ?

Je vous donne trois indices : il est vert, il est poilu et a une arme secrète cachée sous une des 2 extrémités (d’ailleurs, si vous l’épluchez, veillez bien à retirer ce pic).

Réponse = le KIWI

kiwi_laxatif_naturel

Son efficacité sur la constipation est prouvée scientifiquement.

Ainsi, plusieurs études montrent que manger 2 kiwis par jour augmente la fréquence et la consistance des selles, réduit le temps de transit dans le colon, et aide même à diminuer la prise de laxatifs médicamenteux.

De plus, ce fruit étant pauvre en FODMAP, il sera bien digéré par la plupart des personnes souffrant du syndrome de l’intestin irritable et n’engendrera donc pas de douleurs ou de ballonnements.

Comment ça marche?

Il semblerait que cette action sur le transit serait due aux fibres du kiwi qui ont une bonne capacité à retenir l’eau – bien pensez à boire pour en optimiser cette action – et à une enzyme, l’actidine qui stimulerait le transit.

En bref:

Si vous souffrez de constipation et que vous avez le syndrome de l’intestin irritable, mangez 2 kiwis par jour! C’est naturel, c’est bon, c’est sain et c’est pauvre en FODMAP.

Pensez également à manger quotidiennement d’autres fruits, des légumes et des céréales complètes pauvres en FODMAP afin d’apporter des fibres supplémentaires, à bien vous hydrater et à bouger.

Teneur en FODMAP et listes actualisées d’aliments autorisés et déconseillés

Les FODMAP sont des sucres (lents et rapides) fermentescibles. Il y en a 5 catégories : le lactose, l’excès de fructose, les polyols, les fructanes et les GOS .

On en trouve dans les aliments de consommation courantes et notamment dans la plupart des produits laitiers, des fruits, des légumes, des céréales et des féculents. Il n’y en a, en revanche, pas du tout dans une huile végétale pure ou dans un morceau de viande ou de poisson frais nature.

Vous allez me dire « Mais du coup, on ne peut rien manger quand on suit un régime FODMAP ».

Cette affirmation aurait été vraie s’il s’agissait de régime SANS FODMAP. Fort heureusement, on parle bien de régime PAUVRE en FODMAP ce qui permet de manger toutes les catégories d’aliments à condition de faire des sélections. Il est donc tout à fait possible de conserver une alimentation équilibrée en suivant ce régime.

Les scientifiques ont établi des seuils pour chaque FODMAP pris individuellement et un seuil moyen de tous les FODMAP (hors lactose) pris conjointement au delà duquel la majorité des colopathes ressentent une aggravation de symptômes.

  • Si la teneur en FODMAP d’un aliment est en dessous de ces seuils, l’aliment est considéré comme pauvre en FODMAP et est autorisé.
  • Si la teneur en FODMAP est au dessus de ces seuils, l’aliment est considéré comme riche en FODMAP et est déconseillé.

La teneur en FODMAP est mesurée pour chaque aliment par des techniques très précises. Il faut environ 1 à 2 semaines pour déterminer la teneur en FODMAP d’un aliment.

Pour être exactes, les listes ont besoin d’être très détaillées. En effet, les scientifiques se sont aperçus que la teneur en FODMAP varie en fonction de la nature de l’aliment ou d’une partie de l’aliment, de la quantité et parfois du type de préparation. Cela a d’ailleurs l’inconvénient de complexifier ce régime et le gros avantage de lui conférer de nombreuses astuces.

Les équipes de chercheurs australiens ayant mis en place ce régime dosent les aliments du monde les uns après les autres depuis plus de 10 ans. C’est pourquoi les listes grandissent et se peaufinent au cours du temps et ont besoin d’être actualisées régulièrement. 

Parmi les dernières actualisations  les centres de dosage en FODMAP ont par exemple classé les pleurotes, le chou rave ou la levure de bière comme pauvres en FODMAP alors que les petit-pois en conserve rincés et le sucre de coco contiennent modérément des FODMAP.

Retrouvez les listes complètes avec plus de 450 aliments et actualisées sur www.fodmap.fr.

 

Sucre, santé et intestins sensibles

En ce moment nous entendons beaucoup parler du sucre. Complément d’enquête a fait un reportage sur le sujet ce mois-ci et un documentaire choc appelé Sugarland sort au cinéma demain.

sucre et intestins sensibles

Le constat est le suivant (et n’est pas nouveau) : sans diaboliser le sucre, nous en consommons trop. Or les excès de sucre peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves sur la santé. De plus, certains sucres ajoutés, riches en FODMAP, peuvent être à l’origine de ballonnements, flatulences, douleurs ou troubles du transit chez ceux qui ont les intestins sensibles et colopathes.

L’ANSES (Agence nationale de sécurité Sanitaire de l’alimentation) et surtout l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommandent de réduire notre consommation de sucre entre 3 à 6 carrés de sucres chez les enfants et 6 à 12 carrés par adulte par jour. Or le compteur peut très rapidement exploser puisqu’on retrouve du sucre libre dans la plupart des pains et dérivés, des sauces, des plats préparés, des boissons y compris les jus de fruits, des biscuits salés ou des conserves et bien sûr dans le chocolat, les confitures ou autres préparations à base de fruits, les bonbons, les biscuits secs et les desserts sucrés.

Voici 8 conseils pour consommer du sucre tout en alliant santé et bien-être digestif :

  1. Évitez les faux-sucres que ce soit les édulcorants de type aspartame car ils entretiennent le goût sucré et peuvent avoir des impacts sur la flore intestinale, ou, les polyols qui sont contenus dans les produits sans sucres (ex: sorbitol) car ils sont riches en FODMAP.
  2. Privilégiez le vrai sucre et les aliments contenant du vrai sucre (de canne, brun, blond, roux, complet, rapadura, muscovado…) aux dérivés de types dextrose, sirop de glucose-fructose, fructose cristallisé, glucose, maltose ou malt… Il est intéressant d’ailleurs de noter que ces derniers sont moins chers que le sucre et que, par conséquent, ils sont généralement contenus dans les produits de qualités inférieures à ceux contenant du vrai sucre.
  3. Cuisinez maison ce qui vous permettra de contrôler la quantité et le type de sucre ajouté
  4. Divisez par deux la quantité de sucre ajoutée dans vos boissons chaudes et baisser la quantité de sucre dans vos recettes de 20% ou d’un tiers
  5. Comparez les étiquettes d’un produit de la même catégorie pour acheter celui qui contient le moins de sucre ==> regardez la liste d’ingrédients et comparez la teneur en « dont sucres » pour 100g sous Glucides
  6. Réservez les boissons sucrées et bonbons aux occasions spéciales
  7. Remplacez le miel et le sirop d’agave, riches en FODMAP par du sirop d’érable ou de riz
  8. Le sucre étant souvent mangé pour se réconforter, trouvez d’autres moyens de vous réconforter en faisant par exemple des câlins à vos enfants, à votre amoureux ou amoureuse, à vos amis et à votre animal de compagnie

Pour conclure, mangez sucré sans culpabiliser avec modération et en sélectionnant les bons produits, et… faites des câlins!

Programme FODMAP : 5 raisons de le faire maintenant

Si vous souffrez de ballonnements, douleurs abdominales, flatulences, diarrhée et/ou constipation fonctionnels ou du syndrome de l’intestin irritable (appelé aussi colopathie), voici 5 raisons de commencer un régime pauvre en FODMAP maintenant :

  1. Vous en avez marre de vos symptômes et il est temps de prendre soin de vous
  2. La méthode FODMAP est aujourd’hui l’approche prouvée la plus efficace en réduisant les symptômes digestifs chez 75% des colopathes. Elle est, pour cette raison, le traitement de première ligne en Australie, en Angleterre et aux Etats Unis
  3. C’est une période de l’année peu frustrante pour faire le régime FODMAP. Pour être honnête et pour espérer une réduction de symptômes, des modifications alimentaires sont nécessaires mais, sachant que beaucoup de fruits et de légumes d’été sont riches en FODMAP, c’est plus facile de le faire maintenant.
  4. C’est le moment idéal – entre les sorties de l’été et les fêtes de fin d’année – pour faire ce programme. En effet, il faut prévoir entre 8 à 10 semaines pour faire le programme en entier (=4 semaines pour la 1ere phase + 4 à 6 semaines pour la 2ème phase) et c’est plus facile de le suivre à la maison.
  5. Qui ne tente rien n’a rien. Or, le seul moyen de savoir si ce régime marche sur vous est d’essayer!

Si vous souhaitez le faire seul(e), retrouvez la liste complète des aliments autorisés et déconseillés, des menus équilibrés et des recettes gourmandes en cliquant ICI. Vous avez aussi à votre disposition un guide d’achat de produits pauvres en FODMAP en supermarchés en cliquant ICI.

Si vous souhaitez des conseils personnalisés, n’hésitez pas à me contacter. Retrouvez plus d’informations sur les consultations diététiques digestives en cliquant ICI.

A vos marques, prêts, partez 😉

Trop de sport = bonjour la diarrhée ou la nausée

Un exercice modéré (marche active ou équivalent) est bénéfique pour les symptômes liés au syndrome de l’intestin irritable, à la dyspepsie ou ceux liés aux MICI. De plus, la pratique d’une activité physique régulière apporte d’autres bénéfices pour la santé : meilleur sommeil, os plus solides, cœur en meilleur santé, meilleur contrôle de la glycémie, de la faim et de la satiété, réduction des risques de développer un cancer, moins de dépression.

Une pratique de sport intensive peut quant à elle, engendrer des symptômes digestifs dont la diarrhée. Les marathoniens en savent quelque chose. Ils appellent cela la diarrhée du coureur ou en anglais, le « runner’s trot ».

Mais pourquoi la pratique d’un sport peut-elle entraîner une diarrhée ?

Lors d’un effort extrême, le flux sanguin irrigue nettement moins les intestins pour privilégier l’irrigation des muscles et organes en action (jambes, bras, poumons, coeur…). L’absorption intestinale est réduite, les mécanismes de réabsorption d’eau sont altérés et le temps de transit intestinal augmente.

La diminution de l’irrigation sanguine dans les intestins liée à l’effort crée des lésions des parois intestinales qui stimulent la réponse pro-inflammatoire et augmentent la perméabilité de la muqueuse. Lorsqu’elles se répètent fréquemment, le passage de toxines bactériennes dans le sang est favorisé ce qui entretient la réponse inflammatoire.

Tout cela aboutit donc à des symptômes digestifs tels que: diarrhée, nausées, régurgitations qui peuvent, en plus, être amplifiés avec le stress lors d’une compétition sportive.

En cas de diarrhée sanglante et persistante, il est vivement conseillé de consulter un médecin.

Pour y remédier, plusieurs solutions existent. En voici 5 exemples :

  • Réduire le niveau d’effort
  • Courir aux heures les plus fraîches (car la température semble augmenter les symptômes)
  • Bien vous hydrater. Ni trop, ni pas assez.
  • Eviter la prise d’anti-inflammatoire non stéroïdiens (si vous en prenez, en parler avec votre médecin)
  • Faire des modifications alimentaires par exemple en évitant les boissons sportives hyperosmotiques et en limitant les FODMAP. Pour plus d’informations, demandez conseils à un professionnel en nutrition.

 

 

 

 

Dans la peau d’un(e) colopathe

Toujours dans ce mois international dédié au syndrome de l’intestin irritable, voici une vidéo que j’ai faite pour montrer ce que vit un colopathe au quotidien de part mon expérience personnelle mais aussi des milliers de patients que j’ai pu côtoyer dans mon métier.

A partager entre colopathes et surtout à diffuser auprès de votre famille, amis et personnes du corps médical pour montrer les impacts que peut avoir cette maladie sur la qualité de vie de ceux qui en souffrent.

 

SCOOP sur la constipation : le coupable est démasqué!

J’ai assisté en novembre dernier à une formation américaine ultra-intéressante sur le Syndrome de l’Intestin Irritable et le SIBO. Je souhaite vous faire part ici d’un scoop que j’ai appris sur la constipationce qui confirme d’ailleurs ce que je pressentais depuis longtemps!

Avant de vous parler de constipation, permettez-moi de faire une parenthèse sur les ulcères à l’estomac. Il y a quelques années, on pensait que tous les ulcères étaient dus au stress (le pauvre, on lui met tout sur le dos à celui là!). Puis, on s’est aperçu qu’en fait, 80% d’entre eux sont causés par une bactérie : Hélicobacter Pylori. Figurez-vous que certains chercheurs américains disent que pour la constipation c’est pareil !

Tout d’abord, il faut savoir que les bactéries du microbiote fermentent les résidus alimentaires. Cela produit différents gaz dont l’hydrogène et le méthane. La majeure partie de ces gaz est évacuée avec les flatulences et la respiration. C’est un phénomène normal tant que cette production a lieu dans le colon. Si la fermentation et donc cette production de gaz débutent dans l’intestin grêle c’est, en revanche, le signe de pullulation bactérienne (appelée aussi SIBO).

Des experts comme le Dr Pimentel ont montré que 80% des personnes constipées produisent du méthane dans l’intestin grêle. Cela peut être vérifié lors de tests respiratoires au glucose ou au lactulose.

Or, cette production de méthane ralentit le transit. Ainsi, des études ont prouvé que d’injecter du méthane ralentit le transit intestinal chez 69% des personnes. De plus, on sait aussi que pour la majorité d’entre nous, plus on vieillit, plus le transit ralentit, ce qui est aussi proportionnel à notre production de méthane. Les scientifiques essayent de comprendre pourquoi le méthane ralentit du transit. Cependant, ils ont découvert récemment que le méthane est  produit par une bactérie appelée m.smithii. Donc, en extrapolant, on peut dire que la constipation – et les ballonnements associés – sont due à un excès de m.smithii dans 80% des cas.

m-smithii

Sachant ça, comment faire pour résoudre un problème de constipation due à la production anormale de méthane ? On préconise actuellement une double antibiothérapie dont le Rifaximine, qui n’est malheureusement pas commercialisé en France, associée à des prokinétiques et des conseils alimentaires. D’autres médicaments sont en cours de recherche comme par exemple le lovastatin.

Affaire à suivre de très près donc…

 

Régime FODMAP : quels sont les aliments autorisés et quels sont ceux à éviter ou limiter ?

Vous êtes colopathe et vous souffrez de maux de ventre, de ballonnements, de diarrhée, constipation ou alternance des deux.

Le régime FODMAP est efficace dans 75% des cas.

Le seul moyen de savoir si vous êtes intolérant(e) aux FODMAP, c’est de suivre un régime pauvre en FODMAP pendant environ 4 semaines.

Comment savoir ce que vous pouvez manger exactement pendant cette période ?

 

Régime FIDMAP : Liste d'aliments autorisés et déconseillésSoit vous êtes en bonne santé et vous avez envie de vous débrouiller tout(e) seul(e).

Or vous avez remarqué qu’il y a beaucoup d’incohérences et de contradictions entre la liste d’aliments remise par votre médecin, celles trouvées sur internet ou dans les livres.

Si c’est votre cas, je suis heureuse de vous annoncer que j’ai réalisé pour vous –  à partir de sources scientifiques de qualité – les listes complètes et actualisées à mars 2016 de tous les aliments riches en FODMAP déconseillés et des aliments pauvres en FODMAP autorisés (pour en savoir plus : cliquez sur le lien précédent).

 

consultation diététique digestive avec Julie DelormeSoit vous avez d’autres problèmes de santé, votre alimentation est déjà restreinte, ou, vous éprouvez tout simplement le besoin de vous faire accompagner. Dans ce cas, un diététicien-nutritionniste spécialisé pourra vous aider à équilibrer vos repas, adapter ce régime à vos autres problématiques et vous conseiller pour faciliter l’application du régime FODMAP en fonction de vos goûts, de vos habitudes alimentaires et de votre mode de vie.