Nouveau livre : Mon alimentation facile pauvre en FODMAPs & 53 recettes

Le régime FODMAPs a prouvé son efficacité pour soulager les ballonnements, les douleurs abdominales, la diarrhée, la constipation et la fatigue liés au syndrome de l’intestin irritable, seul ou associé à la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, l’endométriose et les coliques du nourrisson des bébés allaités. J’ai également constaté les bienfaits de ce régime sur mes patients et sur moi.

Les FODMAPs sont présents dans les aliments de consommation courante (certains fruits, légumes, féculents, produits laitiers …). De ce fait, beaucoup de personnes qui suivent ou veulent suivre ce régime, pensent qu’il est complexe et très monotone.

En connaissant les bonnes astuces, il est facile à appliquer et on peut se régaler tout en mangeant pauvre en FODMAPs.

Pour vous aider dans votre quotidien, je suis heureuse de vous annoncer la sortie de mon dernier livre, Mon alimentation SANTE facile pauvre en FODMAPs & recettes – éditions Jouvence.

Mon alimentation facile pauvre en FODMAPs par Julie Delorme

Vous y trouverez :

  • des conseils santé fondés sur les études scientifiques
  • des astuces pour adopter le régime FODMAPs au quotidien
  • 53 recettes sucrées et salées adaptées à ce régime pour le bonheur de vos papilles

Exemples de recettes sucrées : Tarte aux fraises à la rhubarbe, île flottante aux amandes effilées, crème brûlée aux 2 citrons, fondant au chocolat, madeleines, granola…

Exemples de recette salés : Paella, rösti burger, hachis parmentier gourmand, pot au feu de la mer, lasagnes aux légumes d’été, galettes de sarrasin à la ratatouille, couscous de légumes, magret de canard laqué…

Plus d’informations sur www.fodmap.fr 

Maman, j’ai mal au ventre

C’est la semaine de la rentrée pour votre enfant et il se plaint de maux de ventre.

Quelles sont les causes des maux de ventre des enfants ?

Dans la très grande majorité des cas, ces maux sont dus au stress, le fait de se retenir d’aller à la selle dans l’établissement, une mauvaise hygiène de vie ou au syndrome de l’intestin irritable.

Le Syndrome de l’Intestin Irritable se manifeste avec les mêmes symptômes pour les enfants que pour les adultes avec :

  • des douleurs abdominales et/ou
  • des ballonnements et/ou
  • des excès de flatulences et/ou
  • des dérèglements du transit diarrhée et/ou constipation.

D’autres maladies gastro-intestinales plus graves – mais très minoritaires heureusement – peuvent être responsables de symptômes digestifs similaires. C’est pourquoi, il est important de consulter un médecin afin qu’il pose un diagnostic.

Ainsi, on estime que 20% des enfants scolarisés aux USA ont le syndrome de l’intestin irritable (aucune estimation a été faite en France mais les chiffres s’en rapprocheraient). Or ce pourcentage augmente avec l’âge tel que : 9,5% des enfants concernés sont en primaire, 15,4% sont au collège et 26% au lycée. En tout cas, nous savons qu’en France, les maux de ventre sont une des principales causes d’absentéisme à l’école.

Que faire si mon enfant souffre de maux de ventre fonctionnels ?

Stress, alimentation, sédentarité et se retenir d’aller à la selle sont les 4 principaux facteurs aggravants sur lesquels vous pouvez jouer.

Mieux gérer le stress

Si votre enfant est sujet au stress, et que cela a des répercussions sur ses symptômes. Essayez de déterminer la ou les causes de son stress et aidez-le à mieux le gérer (seul ou accompagné par un professionnel).

Lutter contre la sédentarité

La sédentarité contribue notamment à la constipation. Donc pour leur bien-être digestif (mais pas que!), limitez les écrans et encouragez votre enfant à bouger.

Facilité l’accès aux toilettes à l’école

Comme on peut le comprendre, il est plus facile et confortable d’aller à la selle à la maison qu’à l’école.

Si on se retient, le rectum se remplit de selles avec un potentiel risque de débordement – dans ce cas, l’enfant va souiller ses sous-vêtements – ou de former un bouchon de selles solides appelé fécalome qui sera difficile et douloureux d’évacuer.

Si vous sentez que votre enfant évite d’aller aux toilettes à l’école, il peut être utile d’en parler avec les enseignants. Cela rendra d’ailleurs certainement service aux autres enfants. Des moyens simples peuvent faciliter la possibilité d’aller à la selle à l’école : expliquer aux enseignants et aux enfants la physiologie du transit et la nécessité de répondre à ses besoins, mettre en place des astuces pour signaler sans honte le besoin d’aller aux toilettes (ex: en croisant les bras devant soi au lieu de devoir le demander à haute voix), apprendre le respect de l’intimité des lieux et des personnes qui s’y trouvent, veillez à la propreté des wc et à ce qu’il y ait toujours du papier toilette…

Modifier l’alimentation

Parfois un simple rééquilibrage de l’alimentation peut suffire.

Veuillez donc à ce que votre enfant, mange varié avec :

  • des féculents à chaque repas en privilégiant des céréales ou dérivés complets ou semi-complets
  • une portion de légumes et/ou de fruits à chaque repas crus ou cuits
  • de la viande, du poisson ou des œufs sur un repas
  • 2 à 3 produits laitiers (un verre de lait, un yaourt ou une portion de fromage)/jour

Limitez les boissons gazeuses et les boissons sucrées (y compris les jus de fruits).

Pour les produits plaisirs sucrés, privilégiez les aliments bruts (ex: tartines pain et confiture ou chocolat) aux biscuits et autres produits industriels qui sont souvent gras. Or des des excès de gras sont connus pour retenir les gaz et augmenter la sensibilité rectale.

Parfois il est nécessaire d’aller plus loin

Les enfants sont par exemple très friands de pommes crues ou en compotes, de produits riches en blé (pâtes, biscuits, pain) et de lait et yaourt. Or ces aliments sont riches en sucres fermentescibles, appelés FODMAPs. Difficiles à digérer, leur fermentation peut engendrer des douleurs, des ballonnements et des troubles du transit.

Ainsi, une étude clinique portant sur des enfants ayant le syndrome de l’intestin irritable âgés de 7 à 17 ans a démontré que le régime FODMAPs a réduit l’intensité et la fréquence des douleurs abdominales et une amélioration globale du bien-être digestif après seulement 2 jours de mise en place de ce régime.

Le régime pauvre en FODMAPs, comme tout régime restrictif, peut, s’il est mal appliqué, engendrer des déséquilibres nutritionnels mais aussi développer des peurs alimentaires voire des troubles du comportement alimentaire. Pour préserver au maximum les enfants de ces risques, ce régime doit être prescrit par un médecin et/ou suivi par un diététicien-nutritionniste.

Pour les enfants qui mangent à la cantine, et parce qu’il est moins évident de gérer des intolérances alimentaires en collectivité, votre diététicien-nutritionniste peut également vous aider à mettre en place un PAI (Protocole d’Accueil Individualisé).

Bonne rentrée à toutes et à tous 😉

Endométriose, troubles intestinaux et régime FODMAP

Pour cette journée dédiée à la femme, je tenais à vous parler d’une maladie gynécologique qui concerne 1 femme sur 10 : l’endométriose.

endometriose symptômes digestifs

L’endométriose, késako?

C’est une maladie chronique inflammatoire. Elle est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Différents organes peuvent être touchés. Cette localisation anormale se manifeste par des lésions composées de cellules qui possèdent les mêmes caractéristiques que celles de la muqueuse utérine (l’endomètre) et se comportent comme elles sous l’influence des hormones ovariennes. Il en résulte une réponse inflammatoire et des adhésions pouvant entraîner des douleurs et dans certains cas une infertilité.

Les symptômes de l’endométriose :

L’endométriose peut engendrer des douleurs  – au moment des règles, de l’ovulation, des rapports sexuels (dyspareunie), de la défécation et/ou des mictions – et une infertilité.

De plus, 1 femme sur 3 ayant l’endométriose souffre aussi de symptômes digestifs semblables à ceux du syndrome de l’intestin irritable : douleurs abdominales, ballonnements, nausée, constipation ou diarrhée. Une étude a également montré que 79% des femmes ayant le syndrome de l’intestin irritable souffrent aussi d’endométriose.

Ce n’est d’ailleurs  pas les seules maladies ayant des symptômes en commun. Autre exemple, la maladie coeliaque peut se manifester par des symptômes digestifs semblables au syndrome de l’intestin irritable et une infertilité comme pour l’endométriose. Vous comprenez donc les risques de s’auto-diagnostiquer et l’importance de consulter un médecin pour poser un diagnostic précis.

Comment se faire diagnostiquer?

L’endométriose peut être détectée par un examen clinique et échographique, voire par une IRM. Toutefois, le diagnostic définitif s’appuie sur l’analyse du tissu endométrial prélevé au cours d’une laparoscopie.

Les traitements pour soulager les symptômes :

Les traitements sont préconisés uniquement s’il y a des symptômes et sont personnalisés en fonction des symptômes:

En cas de douleurs gynécologiques : le traitement de première intention consiste à prendre des contraceptifs dans le but de provoquer une aménorrhée . Néanmoins, si ce traitement n’empêche pas la progression des lésions, aussi lente soit-elle.

En cas de symptômes digestifs : le régime FODMAP a été démontré – dans une étude récente portant sur 160 femmes – pour diminuer de moitié les symptômes digestifs chez 62%  des femmes ayant l’endométriose.

La chirurgie est le traitement de référence de l’endométriose car elle permet de retirer les lésions de façon aussi exhaustive que possible. Ainsi, les symptômes douloureux peuvent disparaître pendant de nombreuses années, voire totalement.

En bref:

  • L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique gynécologique fréquente
  • Les symptômes les plus fréquents sont des douleurs gynécologiques, une infertilité et des symptômes digestifs
  • Il est important de se faire diagnostiquer par un médecin
  • Les traitements hormonaux, le régime FODMAP et la chirurgie sont 3 traitements efficaces pour lutter contre les symptômes liés à l’endométriose

Pour en savoir plus sur l’endométriose, je vous invite à retrouver mon interview dans le magazine Rebelle-Santé du mois de mars.

Teneur en FODMAP et listes actualisées d’aliments autorisés et déconseillés

Les FODMAP sont des sucres (lents et rapides) fermentescibles. Il y en a 5 catégories : le lactose, l’excès de fructose, les polyols, les fructanes et les GOS .

On en trouve dans les aliments de consommation courantes et notamment dans la plupart des produits laitiers, des fruits, des légumes, des céréales et des féculents. Il n’y en a, en revanche, pas du tout dans une huile végétale pure ou dans un morceau de viande ou de poisson frais nature.

Vous allez me dire « Mais du coup, on ne peut rien manger quand on suit un régime FODMAP ».

Cette affirmation aurait été vraie s’il s’agissait de régime SANS FODMAP. Fort heureusement, on parle bien de régime PAUVRE en FODMAP ce qui permet de manger toutes les catégories d’aliments à condition de faire des sélections. Il est donc tout à fait possible de conserver une alimentation équilibrée en suivant ce régime.

Les scientifiques ont établi des seuils pour chaque FODMAP pris individuellement et un seuil moyen de tous les FODMAP (hors lactose) pris conjointement au delà duquel la majorité des colopathes ressentent une aggravation de symptômes.

  • Si la teneur en FODMAP d’un aliment est en dessous de ces seuils, l’aliment est considéré comme pauvre en FODMAP et est autorisé.
  • Si la teneur en FODMAP est au dessus de ces seuils, l’aliment est considéré comme riche en FODMAP et est déconseillé.

La teneur en FODMAP est mesurée pour chaque aliment par des techniques très précises. Il faut environ 1 à 2 semaines pour déterminer la teneur en FODMAP d’un aliment.

Pour être exactes, les listes ont besoin d’être très détaillées. En effet, les scientifiques se sont aperçus que la teneur en FODMAP varie en fonction de la nature de l’aliment ou d’une partie de l’aliment, de la quantité et parfois du type de préparation. Cela a d’ailleurs l’inconvénient de complexifier ce régime et le gros avantage de lui conférer de nombreuses astuces.

Les équipes de chercheurs australiens ayant mis en place ce régime dosent les aliments du monde les uns après les autres depuis plus de 10 ans. C’est pourquoi les listes grandissent et se peaufinent au cours du temps et ont besoin d’être actualisées régulièrement. 

Parmi les dernières actualisations  les centres de dosage en FODMAP ont par exemple classé les pleurotes, le chou rave ou la levure de bière comme pauvres en FODMAP alors que les petit-pois en conserve rincés et le sucre de coco contiennent modérément des FODMAP.

Retrouvez les listes complètes avec plus de 450 aliments et actualisées sur www.fodmap.fr.

 

Sucre, santé et intestins sensibles

En ce moment nous entendons beaucoup parler du sucre. Complément d’enquête a fait un reportage sur le sujet ce mois-ci et un documentaire choc appelé Sugarland sort au cinéma demain.

sucre et intestins sensibles

Le constat est le suivant (et n’est pas nouveau) : sans diaboliser le sucre, nous en consommons trop. Or les excès de sucre peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves sur la santé. De plus, certains sucres ajoutés, riches en FODMAP, peuvent être à l’origine de ballonnements, flatulences, douleurs ou troubles du transit chez ceux qui ont les intestins sensibles et colopathes.

L’ANSES (Agence nationale de sécurité Sanitaire de l’alimentation) et surtout l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommandent de réduire notre consommation de sucre entre 3 à 6 carrés de sucres chez les enfants et 6 à 12 carrés par adulte par jour. Or le compteur peut très rapidement exploser puisqu’on retrouve du sucre libre dans la plupart des pains et dérivés, des sauces, des plats préparés, des boissons y compris les jus de fruits, des biscuits salés ou des conserves et bien sûr dans le chocolat, les confitures ou autres préparations à base de fruits, les bonbons, les biscuits secs et les desserts sucrés.

Voici 8 conseils pour consommer du sucre tout en alliant santé et bien-être digestif :

  1. Évitez les faux-sucres que ce soit les édulcorants de type aspartame car ils entretiennent le goût sucré et peuvent avoir des impacts sur la flore intestinale, ou, les polyols qui sont contenus dans les produits sans sucres (ex: sorbitol) car ils sont riches en FODMAP.
  2. Privilégiez le vrai sucre et les aliments contenant du vrai sucre (de canne, brun, blond, roux, complet, rapadura, muscovado…) aux dérivés de types dextrose, sirop de glucose-fructose, fructose cristallisé, glucose, maltose ou malt… Il est intéressant d’ailleurs de noter que ces derniers sont moins chers que le sucre et que, par conséquent, ils sont généralement contenus dans les produits de qualités inférieures à ceux contenant du vrai sucre.
  3. Cuisinez maison ce qui vous permettra de contrôler la quantité et le type de sucre ajouté
  4. Divisez par deux la quantité de sucre ajoutée dans vos boissons chaudes et baisser la quantité de sucre dans vos recettes de 20% ou d’un tiers
  5. Comparez les étiquettes d’un produit de la même catégorie pour acheter celui qui contient le moins de sucre ==> regardez la liste d’ingrédients et comparez la teneur en « dont sucres » pour 100g sous Glucides
  6. Réservez les boissons sucrées et bonbons aux occasions spéciales
  7. Remplacez le miel et le sirop d’agave, riches en FODMAP par du sirop d’érable ou de riz
  8. Le sucre étant souvent mangé pour se réconforter, trouvez d’autres moyens de vous réconforter en faisant par exemple des câlins à vos enfants, à votre amoureux ou amoureuse, à vos amis et à votre animal de compagnie

Pour conclure, mangez sucré sans culpabiliser avec modération et en sélectionnant les bons produits, et… faites des câlins!

Programme FODMAP : 5 raisons de le faire maintenant

Si vous souffrez de ballonnements, douleurs abdominales, flatulences, diarrhée et/ou constipation fonctionnels ou du syndrome de l’intestin irritable (appelé aussi colopathie), voici 5 raisons de commencer un régime pauvre en FODMAP maintenant :

  1. Vous en avez marre de vos symptômes et il est temps de prendre soin de vous
  2. La méthode FODMAP est aujourd’hui l’approche prouvée la plus efficace en réduisant les symptômes digestifs chez 75% des colopathes. Elle est, pour cette raison, le traitement de première ligne en Australie, en Angleterre et aux Etats Unis
  3. C’est une période de l’année peu frustrante pour faire le régime FODMAP. Pour être honnête et pour espérer une réduction de symptômes, des modifications alimentaires sont nécessaires mais, sachant que beaucoup de fruits et de légumes d’été sont riches en FODMAP, c’est plus facile de le faire maintenant.
  4. C’est le moment idéal – entre les sorties de l’été et les fêtes de fin d’année – pour faire ce programme. En effet, il faut prévoir entre 8 à 10 semaines pour faire le programme en entier (=4 semaines pour la 1ere phase + 4 à 6 semaines pour la 2ème phase) et c’est plus facile de le suivre à la maison.
  5. Qui ne tente rien n’a rien. Or, le seul moyen de savoir si ce régime marche sur vous est d’essayer!

Si vous souhaitez le faire seul(e), retrouvez la liste complète des aliments autorisés et déconseillés, des menus équilibrés et des recettes gourmandes en cliquant ICI. Vous avez aussi à votre disposition un guide d’achat de produits pauvres en FODMAP en supermarchés en cliquant ICI.

Si vous souhaitez des conseils personnalisés, n’hésitez pas à me contacter. Retrouvez plus d’informations sur les consultations diététiques digestives en cliquant ICI.

A vos marques, prêts, partez 😉

Trop de sport = bonjour la diarrhée ou la nausée

Un exercice modéré (marche active ou équivalent) est bénéfique pour les symptômes liés au syndrome de l’intestin irritable, à la dyspepsie ou ceux liés aux MICI. De plus, la pratique d’une activité physique régulière apporte d’autres bénéfices pour la santé : meilleur sommeil, os plus solides, cœur en meilleur santé, meilleur contrôle de la glycémie, de la faim et de la satiété, réduction des risques de développer un cancer, moins de dépression.

Une pratique de sport intensive peut quant à elle, engendrer des symptômes digestifs dont la diarrhée. Les marathoniens en savent quelque chose. Ils appellent cela la diarrhée du coureur ou en anglais, le « runner’s trot ».

Mais pourquoi la pratique d’un sport peut-elle entraîner une diarrhée ?

Lors d’un effort extrême, le flux sanguin irrigue nettement moins les intestins pour privilégier l’irrigation des muscles et organes en action (jambes, bras, poumons, coeur…). L’absorption intestinale est réduite, les mécanismes de réabsorption d’eau sont altérés et le temps de transit intestinal augmente.

La diminution de l’irrigation sanguine dans les intestins liée à l’effort crée des lésions des parois intestinales qui stimulent la réponse pro-inflammatoire et augmentent la perméabilité de la muqueuse. Lorsqu’elles se répètent fréquemment, le passage de toxines bactériennes dans le sang est favorisé ce qui entretient la réponse inflammatoire.

Tout cela aboutit donc à des symptômes digestifs tels que: diarrhée, nausées, régurgitations qui peuvent, en plus, être amplifiés avec le stress lors d’une compétition sportive.

En cas de diarrhée sanglante et persistante, il est vivement conseillé de consulter un médecin.

Pour y remédier, plusieurs solutions existent. En voici 5 exemples :

  • Réduire le niveau d’effort
  • Courir aux heures les plus fraîches (car la température semble augmenter les symptômes)
  • Bien vous hydrater. Ni trop, ni pas assez.
  • Eviter la prise d’anti-inflammatoire non stéroïdiens (si vous en prenez, en parler avec votre médecin)
  • Faire des modifications alimentaires par exemple en évitant les boissons sportives hyperosmotiques et en limitant les FODMAP. Pour plus d’informations, demandez conseils à un professionnel en nutrition.

 

 

 

 

Dans la peau d’un(e) colopathe

Toujours dans ce mois international dédié au syndrome de l’intestin irritable, voici une vidéo que j’ai faite pour montrer ce que vit un colopathe au quotidien de part mon expérience personnelle mais aussi des milliers de patients que j’ai pu côtoyer dans mon métier.

A partager entre colopathes et surtout à diffuser auprès de votre famille, amis et personnes du corps médical pour montrer les impacts que peut avoir cette maladie sur la qualité de vie de ceux qui en souffrent.

 

Régime FODMAP : quels sont les aliments autorisés et quels sont ceux à éviter ou limiter ?

Vous êtes colopathe et vous souffrez de maux de ventre, de ballonnements, de diarrhée, constipation ou alternance des deux.

Le régime FODMAP est efficace dans 75% des cas.

Le seul moyen de savoir si vous êtes intolérant(e) aux FODMAP, c’est de suivre un régime pauvre en FODMAP pendant environ 4 semaines.

Comment savoir ce que vous pouvez manger exactement pendant cette période ?

 

Régime FIDMAP : Liste d'aliments autorisés et déconseillésSoit vous êtes en bonne santé et vous avez envie de vous débrouiller tout(e) seul(e).

Or vous avez remarqué qu’il y a beaucoup d’incohérences et de contradictions entre la liste d’aliments remise par votre médecin, celles trouvées sur internet ou dans les livres.

Si c’est votre cas, je suis heureuse de vous annoncer que j’ai réalisé pour vous –  à partir de sources scientifiques de qualité – les listes complètes et actualisées à mars 2016 de tous les aliments riches en FODMAP déconseillés et des aliments pauvres en FODMAP autorisés (pour en savoir plus : cliquez sur le lien précédent).

 

consultation diététique digestive avec Julie DelormeSoit vous avez d’autres problèmes de santé, votre alimentation est déjà restreinte, ou, vous éprouvez tout simplement le besoin de vous faire accompagner. Dans ce cas, un diététicien-nutritionniste spécialisé pourra vous aider à équilibrer vos repas, adapter ce régime à vos autres problématiques et vous conseiller pour faciliter l’application du régime FODMAP en fonction de vos goûts, de vos habitudes alimentaires et de votre mode de vie.

 

 

 

 

Comment allez-vous ?

On vous a – et vous avez – certainement posé la question plusieurs fois aujourd’hui. En fait, l’expression complète est « Comment allez-vous à la selle? » et elle date du temps de Louis XIV.

Pour répondre correctement à cette question, on peut se demander alors ce qu’est un transit parfait. Beaucoup pensent que c’est aller à la selle une fois par jour. Pas forcément. Disons qu’un transit normal c’est ni avoir la diarrhée, ni être constipé.

Or, la diarrhée est médicalement définie par des émissions quotidiennes trop fréquentes de selles trop abondantes (poids supérieur à 300 g/j), liquides ou très molles (consistance 6 ou 7 sur l’échelle de Bristol ci-jointe). En pratique, on parle de diarrhée lorsqu’il y a au moins 3 selles très molles à liquides par jour.

La constipation est, quant à elle, définie médicalement comme l’émission de selles dures (consistances 1 et 2 sur l’échelle de Bristol ci-jointe), de faible volume (moins de 50 g par jour) et moins de selles hebdomadaires. En pratique, elle peut aussi correspondre à une insatisfaction lors de la défécation, induite soit par la sensation d’évacuation incomplète, soit par la  difficulté pour exonérer, soit par les deux.

Echelle de Bristol

Echelle de Bristol 

En conclusion, vous pourrez répondre que vous allez bien si vos selles ont la consistance 3, 4 ou 5 la majorité du temps, si vous y allez moins de 3 fois par jour et plus de 3 fois par semaine, et, surtout, si vous n’avez d’inconfort ou de douleurs associés.

A l’inverse, si votre transit est perturbé (sans cause organique), il existe une multitudes de méthodes médicamenteuses, alimentaires ou autres pouvant vous aider à réguler votre transit.