Exlusivité : Formation professionnelle Syndrome de l’Intestin Irritable & FODMAPs

Tous les professionnels en nutrition et/ou digestif devraient connaitre le régime FODMAPs.

Pourquoi ?

10% de la population ont le syndrome de l’intestin irritable, maladie qui se manifeste par des douleurs abdominales, ballonnements, excès de gaz, diarrhée et/ou constipation.

Ces symptômes digestifs chroniques et tabous ont de fortes répercussions sur la qualité de vie. Or il n’existe pas de pilule miracle pour en guérir et peu de traitements symptomatiques sont efficaces.

La méthode FODMAPs est, quant à elle, prouvée cliniquement pour réduire les symptômes chez 75% des personnes (Shepherd et al. 2014). J’ai également pu le constater sur moi et tous les jours sur mes patients.

Le problème est que ce régime est complexe et beaucoup de fausses informations circulent. Les patients ont donc besoin d’être conseillés par des professionnels – comme vous et moi – pour personnaliser ce régime, faciliter son application, optimiser son observance et limiter l’apparition d’effets secondaires.

J’ai eu la chance d’avoir été l’unique française formée par Dr Sue Shepherd, la chercheuse australienne ayant mis en place ce régime. A mon tour de transmettre ce savoir.

Suite à de nombreuses demandes, je suis très heureuse de vous annoncer que j’organise une formation exclusive Syndrome de l’Intestin Irritable & FODMAPs le vendredi 15 mars à Lyon.

Formation professionnelle SII FODMAP

Vous pourrez apprendre, lors de cette formation, les bases théoriques et pratiques sur le syndrome de l’intestin irritable & la méthode FODMAPs pour l’intégrer dans votre champ de compétences et aidez les patients à retrouver un bien-être digestif optimal.

Retrouvez tout le programme et informations ICI.

Explosion de la prescription du régime FODMAPs par les médecins

Il y a 9 ans, lorsque j’ai découvert les études cliniques de l’équipe australienne ayant mis en place le régime FODMAPs, aucun médecin en France le connaissait. Après avoir confirmé l’efficacité presque miraculeuse de ce régime sur moi, j’ai entrepris de me reconvertir en diététicienne-nutritionniste et de me spécialiser directement en Australie au régime FODMAPs. A mon retour, j’ai été la première française à le conseiller et j’ai constaté cette même efficacité sur mes patients. A l’époque, quand j’en parlais aux médecins, la grande majorité me rétorquaient que c’était une nouvelle mode de régime SANS qui allait vite passer aux oubliettes.

Aujourd’hui, le résultat du sondage lancé sur ma page facebook (un grand merci à celles et ceux qui ont répondu)  montre que 38% des colopathes ont entendu parler du régime FODMAPs par leurs médecins généralistes et gastro-entérologues.

Nous sommes encore à la traîne derrière les pays anglo-saxons et nous avons encore du chemin à parcourir mais quel progrès!

Découvrez, dans cet article pourquoi cet engouement sur le régime FODMAPs par les médecins et quels sont les points essentiels à savoir pour maximiser les chances de réduction de vos symptômes tout en limitant les risques pour votre santé.

Pourquoi les médecins prescrivent de plus en plus le régime FODMAPs ?

prescription régime fodmap

Le syndrome de l’intestin irritable ou colopathie fonctionnelle touche 5 à 15% de la population, ce qui représente l’objet de 10% des consultations des médecins généralistes et 1 consultation sur 2 chez les gastro-entérologues.

A l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament pour en guérir. L’objectif des médecins est donc de poser le diagnostic et de proposer les solutions à leurs patients pour réduire leurs symptômes.

Si les médecins conseillent de plus en plus le régime FODMAPs, c’est tout simplement parce que c’est la méthode la plus efficace existant à l’heure actuelle pour réduire les ballonnements, douleurs abdominales, excès de flatulences, et dérèglements du transit (diarrhée et/ou constipation) liés au syndrome de l’intestin irritable. Ainsi, plus d’une dizaine d’études cliniques internationales randomisées prouve son efficacité chez 50 à  80% des colopathes.

Mais, soyons clairs, suivre le régime FODMAPs est bien plus complexe que de prendre une gélule à chaque repas. Or votre médecin n’a pas la formation, ni le temps pour tout vous expliquer.

Pour que le régime FODMAPs fonctionne sur vous sans engendrer de risques pour votre santé, il est indispensable :

  • D’avoir les listes d’aliments fiables :

Une multitude de sites internet et de livres proposent les listes d’aliments autorisés et problématiques, mais celles-ci sont souvent obsolètes et contradictoires. Pour savoir pourquoi, je vous invite à lire l’article suivant.

Or, il est évident, que si vous continuez à manger des aliments riches en FODMAP dans votre alimentation, vous ne pourrez pas espérer réduire vos symptômes.

  • De suivre ce régime suffisamment de temps :

Ce régime pouvant paraître compliqué à mettre en place au quotidien, certaines personnes vont vite baisser les baisser les bras et n’auront pas le temps de voir les effets.

La réduction des FODMAPs dans l’alimentation permet de diminuer la fermentation bactérienne, réguler les mouvements d’eau dans les intestins, de réduire les marqueurs d’inflammation impliqués dans la douleur et de modifier le microbiote (ou la flore intestinale). De ce fait, certaines personnes vont ressentir des effets rapidement, au bout de quelques jours mais d’autres devront attendre plusieurs semaines. Les études cliniques et mon expérience montrent qu’une durée de 4 semaines est idéale pour vérifier son efficacité chez chacun.

Demandez conseils à un diététicien-nutritionniste spécialisé permet d’adapter ce régime à vos habitudes et goûts alimentaires et donc de faciliter son application en vous donnant toutes les astuces pour faire vos courses, cuisiner ou sortir.

  • De varier et équilibrer vos repas :

Mal suivi, ce régime peut engendrer des carences en nutriments. C’est souvent le cas, si les personnes sont trop restrictives et qu’elles éliminent trop d’aliments.

Or, même dans la phase la plus stricte de ce régime aucun groupe entier d’aliments n’est éliminé. Vous pouvez continuer à manger des fruits et légumes, des féculents, des produits laitiers, des matières grasses et des produits protéinés animaux ou végétaux. La seule condition sera de sélectionner et privilégier les aliments sont pauvres en FODMAPs au sein de chaque catégorie.

Si vous ne savez pas quoi manger, comment cuisiner, que votre alimentation vous semble trop monotone, un diététicien-nutritionniste peut vous conseiller pour suivre un régime FODMAPs varié et équilibré.

  • De réélargir votre alimentation rapidement :

Trop longtemps suivi, ce régime a des répercussions sur le microbiote en diminuant notamment certains groupes de bactéries bénéfiques pour la santé, les bifidobactéries.

Or le régime FODMAPs n’est qu’en fait, la première phase d’une méthode progressive d’identification des aliments aggravants de symptômes de chaque personne.

Après 4 à 8 semaines, il est donc indispensables de procéder à des tests alimentaires afin d’identifier les aliments vraiment problématiques puis de réélargir l’alimentation en réintroduisant tous les aliments tolérés pour l’équilibre du microbiote et le plaisir des papilles. Ces phases de tests et d’élargissement peuvent se faire seul(e) ou accompagné(e) par un diététicien-nutritionniste spécialisé.

  • D’éviter de cumuler les évictions et de conserver (ou retrouver) une relation de plaisir avec l’alimentation :

Dans cette mode des régimes « sans » et dans la recherche – parfois longue – d’un bien être digestif, certaines personnes vont cumuler les évictions au fur et à mesure du temps, perdre du plaisir à manger et développer une relation calculée et raisonnée face à l’alimentation voire dans certains cas vont développer une véritable phobie alimentaire.

Un diététicien-nutritionniste – couplé si nécessaire à un psychologue – peut aider les personnes cumulant les évictions et ayant développé des craintes ou phobies alimentaires, à identifier les aliments aggravants tout en réintroduisant les aliments tolérés et  à retrouver du plaisir de manger.

Si vous ne trouvez pas de diététicien-nutritionniste formé au régime FODMAPs près de chez vous, je propose des consultations par téléphone ou skype. Vous trouverez plus d’informations en cliquant sur le lien suivant  ICI.

 

Régime FODMAP : quels sont les aliments autorisés et quels sont ceux à éviter ou limiter ?

Vous êtes colopathe et vous souffrez de maux de ventre, de ballonnements, de diarrhée, constipation ou alternance des deux.

Le régime FODMAP est efficace dans 75% des cas.

Le seul moyen de savoir si vous êtes intolérant(e) aux FODMAP, c’est de suivre un régime pauvre en FODMAP pendant environ 4 semaines.

Comment savoir ce que vous pouvez manger exactement pendant cette période ?

 

Régime FIDMAP : Liste d'aliments autorisés et déconseillésSoit vous êtes en bonne santé et vous avez envie de vous débrouiller tout(e) seul(e).

Or vous avez remarqué qu’il y a beaucoup d’incohérences et de contradictions entre la liste d’aliments remise par votre médecin, celles trouvées sur internet ou dans les livres.

Si c’est votre cas, je suis heureuse de vous annoncer que j’ai réalisé pour vous –  à partir de sources scientifiques de qualité – les listes complètes et actualisées à mars 2016 de tous les aliments riches en FODMAP déconseillés et des aliments pauvres en FODMAP autorisés (pour en savoir plus : cliquez sur le lien précédent).

 

consultation diététique digestive avec Julie DelormeSoit vous avez d’autres problèmes de santé, votre alimentation est déjà restreinte, ou, vous éprouvez tout simplement le besoin de vous faire accompagner. Dans ce cas, un diététicien-nutritionniste spécialisé pourra vous aider à équilibrer vos repas, adapter ce régime à vos autres problématiques et vous conseiller pour faciliter l’application du régime FODMAP en fonction de vos goûts, de vos habitudes alimentaires et de votre mode de vie.

 

 

 

 

Plusieurs approches alimentaires pour améliorer les symptômes digestifs. Partie 2.

Voici la suite de l’article Plusieurs approches alimentaires pour améliorer les symptômes digestifs. Partie 1.

Les composants chimiques des aliments:

Pour déterminer si une personne est intolérante aux composants chimiques – naturels et synthétiques – des aliments (allergènes communs + salicylates, amines, glutamate), il est nécessaire de suivre un régime d’exclusion pendant 2 à 4 semaines suivi de tests de réintroduction.

Le mécanisme des intolérances aux composés chimiques est complexe. Ils stimuleraient les terminaisons nerveuses des personnes hypersensibles [Raithel et al. 2005]. En ce qui concerne la colopathie, des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer leur efficacité sur les symptômes digestifs.

Les salicylates sont présents dans certains fruits et légumes, certaines herbes et épices, les noix, le thé et le café. Les amines sont, quant à elles, présentent principalement dans le chocolat, les poissons et les viandes fumés, certains fruits et légumes. Les glutamates sont présents dans les fromages fermentés, la sauce au soja et utilisés comme additifs dans certaines préparations industrielles [Swain et al. 2009].

Il n’existe pour l’instant pas d’autres moyens de dépistage de ces hypersensibilités.

L’hypersensibilité au gluten:

En dehors de la maladie coeliaque, le régime sans gluten est de plus en plus pratiqué par le grand public pour gérer le syndrome de l’intestin irritable, l’hyperactivité, la fatigue chronique… mais les preuves scientifiques sont faibles.

Beaucoup de colopathes ressentent une amélioration de leurs symptômes en suivant le régime sans gluten. Le principal problème est qu’un grand nombre d’entre eux ne se font pas dépister au préalable pour la maladie coeliaque. Or, il est indispensable, pour faire les tests de dépistage de la maladie coeliaque, de consommer régulièrement du gluten. Dans le cas contraire, les résultats des tests sont faussés.

Une seule étude  confirme qu’il existe une hypersensibilité non-coeliaque au gluten [Biesiekierski et al. 2010] (c’est la seule étude dissociant le gluten des fodmap contenus dans le blé). Dans cette étude, 68% des colopathes ont ressenti une aggravation de leurs symptômes digestifs suite à l’ingestion de gluten contre 40% ayant ingéré un placébo. Toutefois, les mécanismes de cette hypersensibilité sont pour l’instant inconnus.

Le café :

Le café est souvent incriminé par les colopathes pour aggraver leurs symptômes digestifs. Cependant, on ne sait pas si cela provient de la caféine, des salicylates, ou du lait pouvant être rajouté dans le café. Dans tous les cas, le café est confirmé pour être un stimulant colique et modifierait la motricité gastrointestinale [Rao et al. 1998].

Les graisses:

Les graisses ont également été impliquées pour augmenter l’hypersensibilité intestinale [Simren et al. 2007].

L’application de ses différentes méthodes :

L’application des alimentations pauvres en FODMAP ou en composants chimiques des aliments nécessite le suivi par un diététicien-nutritionniste afin de trouver des aliments de substitution à ceux éliminés et de garantir une alimentation équilibrée. De plus, si ces alimentations sont appliquées sans l’aide d’un professionnel en nutrition, les patients risquent soit d’être trop stricts en éliminant inutilement trop d’aliments, soit de consommer par erreurs des aliments riches en FODMAP ou en composants chimiques ce qui restreint l’efficacité de ces méthodes. Pour conseiller ces méthodes, le diététicien doit être spécialisé dans ce domaine, et il doit bien maîtriser la composition des aliments et les tests de réintroduction.

Chaque alimentation est conseillée au cas par cas, en fonction des symptômes et des antécédents médicaux.

Conclusion de l’article :

Il y a de plus en plus de preuves démontrant que l’alimentation joue un rôle dans les troubles fonctionnels intestinaux. Ces approches ne permettent pas de guérir mais elles aident à réduire les symptômes et à améliorer la qualité de vie des malades. L’approche la plus efficace est l’alimentation pauvre en FODMAP car elle fonctionne chez 74% des malades. L’alimentation pauvre en composants chimiques des aliments est également une piste prometteuse mais son application est plus complexe et des études d’approfondissement sont nécessaires. L’hypersensibilité au gluten semble exister mais des études plus poussées ont besoin d’être réalisées pour comprendre le mécanisme. La caféine et les graisses semblent également jouer un rôle chez certains colopathes.

Ainsi, l’alimentation pauvre en FODMAP est l’approche la plus efficace sans engendrer de déficits nutritionnels et devrait être prescrite en première intention.

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