Une surcroissance bactérienne responsable du syndrome de l’intestin irritable

Avez-vous déjà entendu parler du SIBO?

Avez-vous déjà entendu parler du SIBO?

Il s’agit du Small Intestinal Bacterial Overgrowth, c’est-à-dire d’une surcroissance bactérienne au niveau de l’intestin grêle.

Comme vous le savez sûrement déjà, notre flore intestinale (enfin – notre microbiote pour être plus exacte) est constituée de milliards de bactéries présentes essentiellement au niveau du colon. Or, dans certains cas, des personnes développeraient un surcroissance « anormale » de bactéries au niveau de l’intestin grêle qui serait responsables des symptômes digestifs divers et variés (diarrhée, constipation, ballonnements ou flatulences très importants, nausées, maux de ventre…).

Selon le Dr Pimentel, qui est le spécialiste américain du SIBO et dont j’ai eu l’occasion de suivre récemment une formation sur le sujet, pense que le SIBO serait responsable du développement du syndrome de l’intestin irritable post-infectieux (c’est à dire chez ceux qui ont développé le syndrome de l’intestin irritable après une infection bactérienne comme une gastroentérite, ou la turista).

Comment diagnostiquer un SIBO?

Le SIBO peut être mis en évidence par un test respiratoire à l’hydrogène ou au méthane en utilisant du lactulose (alors qu’on utilise du fructose, du lactose ou du sorbitol pour détecter des intolérances aux FODMAP).

Certains (ils sont malheureusement peu nombreux!) hopitaux et gastroentérologues libéraux pratiquent ces tests respiratoires.

Quels sont les traitements contre le SIBO?

Point de vue médicament, le Dr Pimentel parle essentiellement du Rifaximine qui est un antibiotique. En France, cet antibiotique est prescrit uniquement à l’hopital et pour d’autres indications comme les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) ou l’encéphalopathie hépatique.

Lors de cette formation, d’autres voies plus naturelles ont été conseillées pour éradiquer ce SIBO, soit seules, soit en complément du traitement antibiotique au rifaximine. Ainsi, d’un point de vue nutritionnel, les docteurs intervenants conseillent de combiner un régime pauvre en FODMAP avec un régime SCD (Specific Carbohydrate Diet).

Mon opinion : 

L’alliance des régimes pauvre en FODMAP et SCD restreint de manière non négligeable l’alimentation mais cela peut représenter une solution aux personnes souffrant de SII postinfectieux chez qui l’alimentation pauvre en FODMAP n’est pas suffisamment efficace et qui ont des symptômes – notamment des gaz ou des ballonnements – très incommodants.

 

 

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