Vous n’allez plus à la selle depuis des jours, vous sentez que « c’est là », tout en bas, et rien ne passe — ou bien c’est un proche âgé qui ne se plaint de rien mais qui s’agite, n’urine plus bien, et « a la diarrhée ». Ces deux situations peuvent avoir la même cause : un fécalome, c’est-à-dire un bouchon de selles durcies que la poussée ne suffit plus à déloger.
Le repère
Où en êtes-vous ?
Ce tableau vous aide à vous repérer. Il ne pose aucun diagnostic.
| Ce que vous constatez | Ce que ça peut évoquer | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| Envie pressante qui ne se calme pas, sensation d’une selle dure « juste à la sortie », rien ne passe malgré les efforts | Un bouchon bas, qui peut être en train de se constituer | Si c’est récent et que vous allez bien par ailleurs : le geste local décrit plus bas. S’il échoue : un avis médical dans la journée |
| Des selles liquides ou des traces sur le linge, alors que vous n’alliez plus à la selle depuis plusieurs jours | Une fausse diarrhée : du liquide qui contourne un bouchon | Pas d’anti-diarrhéique. Un avis médical dans la journée |
| Une personne âgée, alitée ou sous morphiniques qui s’agite, urine mal, mange moins, et dont on ne sait plus quand elle est allée à la selle | Un fécalome est une cause fréquente et facile à vérifier | Prévenir son médecin ou l’infirmier dans la journée. Si elle devient brutalement confuse ou n’urine plus du tout : appeler le 15 |
| Vomissements, ventre qui gonfle et durcit, plus aucun gaz | Une occlusion intestinale possible | Appeler le 15 ou le 112 |
Définition
Fécalome : de quoi parle-t-on exactement ?
Un bouchon de selles durcies, le plus souvent juste au-dessus de l’anus
Quand les selles séjournent trop longtemps dans le gros intestin, l’eau qu’elles contiennent continue d’être absorbée. Elles durcissent, s’accumulent et finissent par former une masse compacte. Le Manuel MSD décrit ainsi l’impaction fécale : un durcissement des selles dans le rectum et dans la dernière partie du gros intestin.
Le plus souvent, le bouchon se loge dans l’ampoule rectale, la partie du rectum située juste au-dessus du canal anal. C’est pour cela qu’on le « sent » : une pression, une présence, une envie qui ne se calme pas. Il est assez rare qu’il se forme un peu plus haut, dans le côlon sigmoïde : il se sent alors moins, le toucher rectal peut ne pas l’atteindre, et une radiographie du ventre aide au diagnostic.
Le mot « fécalome » fait peur, mais il décrit une situation fréquente, surtout chez les personnes âgées ou alitées, et qui se traite le plus souvent sans opération. Médicalement, on parle aussi d’impaction fécale : les deux termes désignent la même chose.
Constipation, fécalome, occlusion : trois mots, trois situations
| Critère | Constipation | Fécalome (ou impaction fécale) | Occlusion intestinale |
|---|---|---|---|
| Ce que c’est | Selles rares, dures, difficiles à évacuer | Des selles durcies et déshydratées qui restent bloquées, le plus souvent dans le rectum | Plus rien ne passe dans l’intestin, ni selles ni gaz |
| Ce que l’on ressent | Effort de poussée, ventre lourd | Pression rectale, envie sans résultat, pesanteur, parfois fuites liquides | Vomissements, ventre gonflé et dur, douleurs |
| Qui s’en occupe | Vous, avec l’aide du pharmacien si besoin | Un soignant | Les urgences |
Le passage de la première colonne à la deuxième n’a rien d’automatique. Et un fécalome n’est pas une occlusion — mais un fécalome important peut en provoquer une.
Fécalome et fécalithe : deux choses différentes
Plusieurs pages en ligne mélangent les deux. Un fécalithe est un petit « caillou » de matière fécale durcie, qui peut notamment obstruer l’appendice et provoquer une appendicite : la douleur est alors en bas à droite du ventre, avec souvent de la fièvre. Un fécalome est une masse de selles dans le rectum ou le côlon. Si vous avez mal en bas à droite, avec de la fièvre, ce n’est pas un fécalome qu’il faut chercher : c’est un avis médical rapide.
Les signes
Les signes d’un fécalome
Ce que l’on sent
- Une envie d’aller à la selle qui revient sans cesse, sans résultat.
- Une sensation de selle dure bloquée tout en bas, parfois une pesanteur dans le bassin.
- Des efforts de poussée qui ne servent à rien, voire qui font mal.
- Souvent, plusieurs jours sans selle normale, un ventre lourd, moins d’appétit.
- Parfois, des traces de selles sur le linge ou autour de l’anus, sans que vous l’ayez senti venir.
La Société nationale française de colo-proctologie résume dans son guide des urgences ces signes comme « souvent atypiques » : marge anale souillée, suintements, douleur pelvienne, difficulté à uriner, agitation.
Quand ça coule alors que c’est bouché
C’est le signe le plus trompeur. Le bouchon ne laisse plus passer les selles formées, mais les selles plus liquides qui arrivent du dessus s’écoulent autour de lui : la SNFGE parle de fuites par regorgement, ou trop-plein. Vu de l’extérieur, cela ressemble à une diarrhée, parfois à une incontinence. Le mécanisme est détaillé dans notre page sur les symptômes de la constipation qu’on ne lui associe pas.
Cette diarrhée n’en est peut-être pas une
Si des selles liquides apparaissent chez quelqu’un qui n’allait plus à la selle depuis plusieurs jours, ne prenez pas et ne donnez pas d’anti-diarrhéique (lopéramide, par exemple). Le résumé officiel du lopéramide demande d’interrompre le traitement dès qu’apparaissent une constipation ou un ventre distendu : sur un bouchon, freiner encore l’intestin aggrave le blocage. La MACSF note d’ailleurs que ces fausses diarrhées conduisent souvent à prescrire à tort un ralentisseur du transit. Demandez un avis médical.
Chez une personne âgée, les signes sont souvent ailleurs
Une personne âgée, surtout si elle a des troubles de la mémoire, ne dit pas toujours qu’elle n’est pas allée à la selle, ni qu’elle a mal. Le fécalome se signale alors autrement :
- Une difficulté à uriner, voire plus d’urine du tout : les selles accumulées compriment les voies urinaires. L’Assurance Maladie range cette rétention d’urine parmi les complications de la constipation chez la personne âgée.
- De l’agitation, un comportement inhabituel. D’ailleurs, devant une confusion soudaine chez une personne âgée, les médecins recherchent notamment un fécalome, parmi d’autres causes : c’est inscrit dans les recommandations de la Haute Autorité de santé sur la confusion aiguë.
- Moins d’appétit, des nausées, un ventre plus gros : des signes décrits dans les fiches de soins pour les personnes âgées, et qui doivent faire vérifier ce qu’il en est des selles.
- Des fuites de selles chez quelqu’un qui était continent.
Aucun de ces signes ne suffit à lui seul, et chacun peut avoir d’autres causes. Mais un changement brutal de comportement chez une personne âgée justifie toujours d’appeler son médecin — et de lui dire depuis quand elle n’est pas allée à la selle.
Les causes
Pourquoi un fécalome se forme
Les personnes les plus exposées
Le fécalome est d’abord une affaire de circonstances :
- L’âge, surtout quand on bouge peu. La SNFGE rappelle que jusqu’à 70 % des personnes âgées vivant en institution souffrent de constipation.
- L’alitement ou l’immobilisation prolongée, une hospitalisation, les suites d’une opération.
- Les maladies neurologiques qui ralentissent l’intestin ou émoussent la sensation de besoin (maladie de Parkinson, séquelles d’AVC, lésions de la moelle épinière…).
- La grossesse, que le Manuel MSD cite parmi les situations où l’impaction est plus fréquente.
- Une constipation ancienne qu’on laisse s’installer, ou l’habitude de se retenir.
Les médicaments qui ralentissent le transit
Certains médicaments freinent l’intestin : les antalgiques dérivés de la morphine en premier lieu — y compris la codéine et le tramadol, vendus sur ordonnance mais très courants —, certains antidépresseurs, de nombreux antiallergiques (antihistaminiques), le fer, certains médicaments de la tension, de nombreux sédatifs, mais aussi certains diurétiques ou antiépileptiques. La liste complète dépend de chaque traitement.
Pour les antalgiques de la famille de la morphine, la règle est claire : la Haute Autorité de santé recommande un laxatif dès le début d’un traitement opioïde, et pendant toute sa durée. Elle estime que la constipation toucherait plus de 40 % des personnes traitées. Si vous prenez un de ces médicaments sans laxatif associé, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
N’arrêtez jamais un traitement de vous-même parce qu’il constipe : c’est au médecin d’adapter.
Les fibres prises sans assez d’eau
Les fibres aident le transit, mais elles ont besoin d’eau pour gonfler. Les graines et poudres de fibres (psyllium, ispaghul, son…) prises avec trop peu d’eau exposent justement au fécalome, comme le rappelle VIDAL. Chez une personne alitée ou qui boit peu, la prudence s’impose : c’est écrit noir sur blanc dans leurs notices. Les apports et la bonne façon d’augmenter les fibres sont détaillés dans notre page sur les fibres alimentaires.
La gravité
Un fécalome, est-ce grave ?
Les complications possibles
Pris à temps, un fécalome se traite bien. Laissé en place, il peut se compliquer. L’Assurance Maladie cite, en particulier chez la personne âgée :
- une occlusion intestinale : plus rien ne passe, ni selles ni gaz ;
- une incontinence ;
- une rétention d’urine ;
- une ulcération du rectum, responsable de saignements.
Plus rarement, la paroi de l’intestin peut se perforer. Ce sont ces complications, et non le fécalome lui-même, qui rendent la situation grave. L’Assurance Maladie les cite en particulier chez la personne âgée, qui ne peut pas toujours dire qu’elle est bloquée.
Le vrai danger : prendre une occlusion pour un simple bouchon
Ce n’est pas l’étiquette « fécalome » qui mesure la gravité, ce sont les signes. Un ventre qui gonfle et durcit, des vomissements, plus aucun gaz : ces trois signes imposent les urgences, que l’on soit sûr ou non d’avoir « juste un bouchon ». Une occlusion peut avoir d’autres causes qu’un fécalome — la MACSF, assureur des soignants, rapporte le cas d’une occlusion prise à tort pour un fécalome —, et elle ne se soigne ni avec un laxatif ni avec un lavement. Un ventre gonflé et dur n’a pas toujours cette cause, mais avec des vomissements et un arrêt des gaz, on n’attend pas.
Chez soi
Ce que vous pouvez faire chez vous, et où ça s’arrête
Si c’est récent et que vous allez bien par ailleurs
Vous êtes un adulte sans maladie particulière, vous sentez la selle bloquée tout en bas depuis peu, vous n’avez ni fièvre, ni vomissements, ni ventre dur ou douloureux, et vous émettez des gaz. Dans ce cas précis, les laxatifs à avaler agissent trop haut et trop lentement : c’est un geste local qui agit au bon endroit, un suppositoire à la glycérine ou un microlavement vendu en pharmacie. La notice du Microlax annonce un effet en 5 à 20 minutes. Ces produits sont déconseillés en cas de crise hémorroïdaire, de fissure anale, de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique : lisez la notice ou demandez au pharmacien.
Le déroulé complet — dans quel ordre, combien de temps essayer, et à quel moment arrêter d’essayer seul — est dans notre page Constipation : que faire pour se débloquer.
Si la personne est âgée, alitée, sous morphiniques, suivie pour une maladie des reins ou du cœur, enceinte, ou s’il s’agit d’un enfant, on demande un avis avant tout lavement : médecin, pharmacien ou infirmier.
Et si ça ne passe pas, c’est que le bouchon est peut-être déjà trop dur ou trop gros pour ces gestes : c’est le moment de consulter, pas de recommencer.
Les cinq choses à ne pas faire seul
Cinq gestes qui aggravent un fécalome
- Aller chercher les selles avec le doigt. L’évacuation au doigt est un geste de soignant, douloureux, sur une muqueuse fragile. Fait seul, il expose à des blessures et ne vient souvent pas à bout d’un bouchon dur.
- Prendre un anti-diarrhéique parce que « ça coule ». Voir plus haut : c’est souvent une fausse diarrhée.
- Prendre du psyllium, de l’ispaghul ou de la gomme de sterculia pour « pousser ». Ces laxatifs dits de lest augmentent le volume des selles : leur notice interdit de les prendre en cas de fécalome. Même prudence avec le son.
- Prendre un laxatif puissant ou une purge alors que le ventre est gonflé et dur, que vous vomissez ou que les gaz ne passent plus. Dans cette situation, on appelle le 15.
- Enchaîner les lavements, ou fabriquer un lavement maison. Les lavements du commerce ne sont pas faits pour être répétés, certains sont interdits avant 15 ans, et ils sont contre-indiqués en cas d’occlusion.
Le parcours de soin
Chez le médecin ou aux urgences : ce qui va se passer
Beaucoup de personnes retardent la consultation par gêne. Savoir ce qui va se passer aide à franchir le pas : c’est un problème que les soignants voient souvent, et qui se règle le plus souvent sans chirurgie.
Le diagnostic
- Des questions : depuis quand, quelles selles, quels médicaments, des fuites, des urines normales ?
- La palpation du ventre.
- Le toucher rectal : le médecin, avec un doigt ganté et lubrifié, vérifie s’il y a des selles dures dans le rectum. C’est bref. Quand un fécalome est en place, l’examen peut être douloureux, mais il permet le diagnostic tout de suite. Selon la Société française de colo-proctologie, le diagnostic est « facilement fait » ainsi.
- Une imagerie, seulement dans certains cas : une radiographie du ventre si le bouchon est situé plus haut, un scanner en cas de vomissements ou de suspicion d’occlusion.
L’évacuation
Le soignant choisit selon la taille du bouchon, sa position et l’état de la personne :
- Une purge par la bouche, du type de celle que l’on boit avant une coloscopie : pour la Société française de colo-proctologie, c’est le plus souvent suffisant, et mieux supporté que les lavements.
- Un ou plusieurs lavements, parfois nécessaires pour ramollir le bouchon.
- Une fragmentation au doigt, par le médecin ou l’infirmier, quand le bouchon est bas et dur. Le Manuel MSD ne cache pas que le geste est douloureux : le soignant applique un anesthésique local, et une sédation est parfois nécessaire.
Après : vérifier, puis éviter la récidive
Le soignant vérifie que le rectum est bien vide et que les selles reprennent. Ensuite, le plus important est de comprendre pourquoi le bouchon s’est formé : revue des médicaments, laxatif d’entretien si le médecin le juge utile, rythme des toilettes, boissons. Un fécalome qui revient, ou qui survient sans cause évidente, justifie de chercher plus loin avec le médecin — en particulier s’il y a du sang dans les selles, ou si, après 50 ans, la constipation est apparue récemment.
Urgence
Quand appeler le 15, quand consulter
Appelez le 15 ou le 112 si :
- vous vomissez, vous avez mal au ventre et vous n’émettez plus de gaz ;
- le ventre gonfle et devient dur ;
- une personne âgée devient brutalement confuse ou très agitée, ou n’urine plus du tout.
En attendant les secours : ne prenez ni laxatif ni lavement, et suivez les consignes du médecin du 15.
Consultez dans la journée si :
- des selles liquides apparaissent après plusieurs jours sans selle ;
- la pression rectale ne cède pas malgré un suppositoire ou un microlavement ;
- vous avez de la fièvre, du sang dans les selles, ou des douleurs qui augmentent ;
- la personne concernée est âgée, alitée, sous morphiniques, ou c’est un enfant.
Prenez rendez-vous dans les jours qui viennent si :
- vous vous sentez souvent « bouché » tout en bas, même si ça finit par passer ;
- la constipation dure et s’installe, ou a changé par rapport à d’habitude.
L’appel au 15 en cas de vomissements, de douleurs et d’arrêt des gaz est la consigne de l’Assurance Maladie ; la confusion soudaine d’une personne âgée est, pour la Haute Autorité de santé, une urgence médicale. Les autres seuils sont volontairement prudents. Pour savoir à partir de combien de jours sans selle il faut s’inquiéter, voir constipation : à partir de quand s’inquiéter.
Aidants
Un proche âgé : ce qu’il faut surveiller
Vous aidez un parent âgé, vous passez chez lui, vous êtes aide à domicile ou vous rendez visite en établissement : vous êtes souvent la première personne à pouvoir repérer un fécalome.
- Savoir quand il est allé à la selle pour la dernière fois. Un simple calendrier sur le frigo ou dans le carnet de liaison suffit. Au bout de quelques jours sans selle chez une personne fragile, on en parle à l’infirmier ou au médecin, sans attendre.
- Regarder le linge. Des traces liquides chez quelqu’un qui était continent ne sont pas forcément une diarrhée.
- Surveiller les urines. Moins d’urine, des envies fréquentes sans résultat, un bas-ventre tendu : à signaler.
- Repérer un changement de comportement. Agitation, confusion soudaine, refus de manger : un fécalome fait partie des causes que le médecin va vérifier.
- Faire le point sur les médicaments. Antalgiques puissants, fer, certains antidépresseurs, sédatifs ou antiallergiques, certains médicaments de la tension : demandez au médecin ou au pharmacien si un laxatif doit les accompagner.
- Faire boire, faire bouger, faciliter l’accès aux toilettes. Un trajet trop long, un fauteuil trop bas, une aide qui tarde : autant de raisons de se retenir.
Ce que vous direz au médecin : depuis quand pas de selle normale, s’il y a des fuites, comment sont les urines, ce qui a changé dans le comportement, et la liste des médicaments.
Enfant
Chez l’enfant : des fuites prises pour une diarrhée
Chez l’enfant, le scénario est souvent celui d’un enfant qui se retient — parce qu’une selle lui a fait mal, parce qu’il ne veut pas aller aux toilettes à l’école. Les selles s’accumulent et durcissent dans le rectum. Des selles plus molles finissent par couler autour dans la culotte : les parents croient alors à une diarrhée, alors qu’il s’agit de constipation. Les médecins parlent d’encoprésie.
Ce n’est pas un caprice : l’enfant ne contrôle pas ces fuites. C’est le médecin ou le pédiatre qui décide du traitement ; ne donnez pas à un enfant un lavement prévu pour l’adulte — certains sont contre-indiqués avant 15 ans — ni un anti-diarrhéique. Consultez sans attendre si l’enfant vomit, a le ventre gonflé, de la fièvre, du sang dans les selles ou perd du poids.
Prévention
Éviter que ça recommence
La prévention d’un fécalome, c’est la prévention de la constipation qui dure :
- Boire suffisamment, surtout les personnes âgées et alitées, comme le rappelle la SNFGE.
- Ne pas se retenir, et y aller à heure fixe, une demi-heure à une heure après un repas, quand l’intestin se met naturellement en mouvement.
- Bouger, même un peu : quelques pas plusieurs fois par jour comptent pour une personne peu mobile.
- Augmenter les fibres progressivement et avec de l’eau — ce que cela donne concrètement dans l’assiette.
- Traiter une constipation qui s’installe sans attendre qu’elle bouche : les solutions et leurs délais sont dans les remèdes contre la constipation qui agissent vraiment, et les médicaments dans quel médicament contre la constipation.
- Sous morphiniques, un laxatif systématique, prescrit dès le début.
Après un premier fécalome, un plan d’entretien avec le médecin évite souvent le second.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un fécalome ?
C’est une masse de selles durcies et déshydratées, bloquée le plus souvent dans le rectum, juste au-dessus de l’anus. C’est la forme la plus avancée d’une constipation : les selles ne peuvent plus être évacuées par la poussée seule.
Comment savoir si on a un fécalome ?
Une envie qui revient sans résultat, la sensation d’une selle dure bloquée tout en bas, parfois des fuites liquides après plusieurs jours sans selle. Chez la personne âgée, une agitation ou une difficulté à uriner peuvent être les seuls signes. Seul un médecin peut le confirmer, le plus souvent par un simple toucher rectal.
Un fécalome est-il grave ?
Pris à temps, il se traite bien, le plus souvent sans chirurgie. Il peut se compliquer s’il reste en place : occlusion, rétention d’urine, ulcération du rectum, plus rarement perforation. Vomissements, ventre gonflé et plus de gaz imposent d’appeler le 15.
Un fécalome peut-il partir tout seul ?
Il ne faut pas compter dessus. Une selle bloquée tout en bas depuis peu peut céder avec un suppositoire ou un microlavement chez un adulte en bonne santé, sans douleur au ventre ni hémorroïdes ou fissure en poussée. Un fécalome constitué demande en général l’intervention d’un soignant.
Peut-on enlever un fécalome soi-même, avec le doigt ?
Non. L’évacuation au doigt est un geste de soignant, douloureux, fait avec précaution sur une muqueuse fragile. Seul, on risque de se blesser sans venir à bout du bouchon. Consultez.
Quel laxatif en cas de fécalome ?
Aucun en automédication. Les laxatifs de lest (psyllium, ispaghul, sterculia) sont même contre-indiqués en cas de fécalome, et une purge ou un laxatif puissant est dangereux si le ventre est gonflé et que vous vomissez. C’est le soignant qui choisit selon la situation : une purge du type préparation à la coloscopie, des lavements, ou une évacuation au doigt.
Un fécalome peut-il donner la diarrhée ?
Oui, en apparence : des selles liquides s’écoulent autour du bouchon. C’est une fausse diarrhée, qu’il ne faut surtout pas traiter avec un anti-diarrhéique.
Combien de temps faut-il pour qu’un fécalome se forme ?
Aucune source officielle ne donne de durée : cela dépend de la personne, de ce qu’elle boit, de sa mobilité et de ses médicaments. Ce qui compte n’est pas le nombre de jours, mais les signes : pression qui ne cède pas, fuites liquides, difficulté à uriner, agitation chez la personne âgée.
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