Changement d’alimentation, eau différente, horaires bousculés, longues heures assis dans un avion ou une voiture : le voyage est l’un des moments où le ventre proteste le plus. Selon la destination, le risque n’est pas le même. Ailleurs en Europe, c’est surtout la constipation qui guette ; dans les pays chauds aux conditions d’hygiène différentes, c’est la diarrhée du voyageur, la fameuse « turista ». Voici les réflexes simples qui limitent les deux.
Avant de partir : préparer une petite trousse digestive
Inutile d’emporter une pharmacie entière. Quelques éléments suffisent, à valider avec votre pharmacien ou votre médecin, surtout si vous suivez un traitement :
- des sachets de solution de réhydratation orale, vendus en pharmacie : c’est le réflexe numéro un en cas de diarrhée, en particulier pour les enfants ;
- un gel hydroalcoolique pour les mains, quand l’eau et le savon manquent ;
- de quoi gérer un épisode de constipation passager si vous y êtes sujet, par exemple des fruits secs ou des fibres que vous tolérez bien.
Sur place, dans les pays à risque de turista
La diarrhée du voyageur se transmet surtout par l’eau et les aliments contaminés. La règle classique tient en une phrase : faites-le bouillir, faites-le cuire, pelez-le, ou laissez-le.
- Buvez de l’eau en bouteille capsulée, ouverte devant vous, ou de l’eau bouillie. Méfiez-vous des glaçons et des jus pressés allongés d’eau.
- Privilégiez les plats servis bien chauds, cuits devant vous de préférence.
- Évitez les crudités et les fruits que vous ne pouvez pas peler vous-même.
- Lavez-vous les mains avant chaque repas et après être passé aux toilettes.
Constipation de voyage : pourquoi elle arrive et comment l’éviter
Beaucoup de voyageurs connaissent l’inverse : un transit qui se bloque dès les premiers jours. Le décalage horaire, la sédentarité du trajet, une hydratation insuffisante en avion et la gêne d’utiliser des toilettes inconnues suffisent à dérégler le rythme habituel. Pour l’éviter :
- buvez régulièrement pendant le trajet, l’air de la cabine est très sec ;
- levez-vous et marchez dès que possible, l’activité physique stimule l’intestin ;
- gardez une part de fruits, de légumes et de céréales complètes dans vos repas, même à l’hôtel ;
- ne retenez pas l’envie d’aller aux toilettes, c’est le meilleur moyen d’entretenir le blocage.
Pour aller plus loin, notre dossier sur la constipation détaille les causes et les solutions au quotidien.
Quand consulter, en voyage comme au retour
La plupart des troubles digestifs du voyageur passent en quelques jours. Consultez un médecin sans attendre en cas de fièvre, de sang dans les selles, de signes de déshydratation (soif intense, urines rares et foncées, vertiges), de douleurs fortes ou de symptômes qui durent plus de deux ou trois jours. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes doivent consulter plus tôt. Et si des troubles apparaissent dans les semaines qui suivent le retour d’un pays tropical, signalez votre voyage au médecin.
Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Découvrez notre méthode et nos sources.